‹ Conscience et science du devoir: introduction á une explication nouvelle du Code NapoléonChapitre 112 sur 301 · Ainsi, persévérons à reconnaître l'indivisilH · texte numérisé non relu

Ainsi, persévérons à reconnaître l'indivisilH

' n est en rapport aussi avec d'autres êtres que les hommes. Robinson peut bâtir des ruches pour les abeilles. Pélisson nourrissait son araignée.

* Barbeyrac et Puffendorff ne peuvent concevoir Texistence d'un devoir envers soi-même considéré isolément :

• L'homme est l'objet des devoirs qui le regardent lui-même, mais il « n'en est pas le fondement. S'il est obligé de se conserver par exemple ou c de se perfectionner^ ce n'est pas à cause de lui-même précisément. »

(BARBEYnAC.)

« L'honome n'est tenu de se conserver qu'en tant que créature de Dieu, « et membre de la société humaine à laquelle Dieu veut que chacun tâche • de se rendre utile. »

PuFFENDORFP, Drott de la nature et des gens^ liv. I, chap. vi, S *?.

' Joubert, Pemées,

170 CONSCIBNCB ET 8GIBNGB DU DEVOIB.

Uté du devcHT envers autrui et du devoir envers nousmêmes. Ils constituent les deux termes d'un seul rap* port, du rapport d'équilibre entre l'aspiration d' autrui et la nôtre au but de la création.—- Voilà une première vérité.

En admettrons-nous une seconde? Les devoirs d'adoration et de reconnaissance envers Dieu nous parattront-ils de même nécessairement unis avec les devoirs envers autrui et envers nous?

Sans nul doute. En effet, d'un côté, en prenant pour p(Hnt de départ la violation des devoirs envers autrui et envers soi-même, comment arriver à l'observation des devoirs envers Dieu? Qui comprendra cette possibilité? Ce n'est pas du moins l'Évangéliste saint Jean, cité dans l'épigraphe de ce titre.-- «Aimer Dieu, Ci a dit de même Kànt, c'est garder ses préceptes. .. « La religion est l'accomplissement de tous les de- « voirs considérés comme prescrits par la Divinité *.» Et Socrate avait dit avant Kant : ccLa piété est un homce mage à Dieu par la pratique des bonnes actions'^. » Ajoutons même que, loin de se contenter de vœux stériles, Dieu prend pour offenses des paroles sorties des lèvres, quand nulle œuvre pratique ne les suit ^. —D'un autre côté, peut-on, en prenant pour point de départ l'observation des devoirs envers Dieu, arriver

* Droz {Philosophie morale, chap. ix) ne reconnaît pas de plus sublime définition de la religion,

9 Manuel de l'histoire d« la phlowphie^ par Tenn^Bafom^ S H^* ' c Relinque ibi munus tuum ante altare, et vade prius reeoDciHari » -fintln too) •! tune veniens, ofTeres munus tuum. n

(Saint Mathieu, chap, v, S ^ von. SA.)

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