‹ Conscience et science du devoir: introduction á une explication nouvelle du Code NapoléonChapitre 113 sur 301 · I. — IL n'y a point d'actions libres indifférentes · texte numérisé non relu

I. — IL n'y a point d'actions libres indifférentes

« Il 7 a de la métaphysique, de l'itaniiooie, 4e }a

■ géométrie, de la morale partout. • (Leibnitz.)

185. Une action libre ne peut être 186. Une action Iil»:e peut paraître indifférente. indifférente.

187, Point de loi f^cuUatiTe.

188. Nulle action libre ne peut être à la fois juste et injuste. — Mais en est-il qui ne soient par ellesmêmes ni justes ni injustes, de sorte qu'on puisse les

*■ « Comme le fer, mis au feu, perd toute sa rouiUe et devient tout en- < flammé, ainsi rhonims qui na donne entièrement 4 Pieu , se dépouille « d« la tiédew ^% S9 transforme en un liomme nouveau. »

{Imitation de Jé9u$ Chriitt liv. II, chap« iv.}

173 CONSCIENCE ET SaENCE DU DEVOIR.

consommer ou les omettre sans encourir un bl comme sans mériter un éloge? «

Nous avons, dès les premières pages de notre t {Voyez n®» 65, 66), décidé cette question. La tinction du juste et de Tinjuste nous est appa parmi les idées nécessaires, dans les formes mêmes rintelligence. Or, le propre d'une idée nécessaire de se présenter à Foccasion de toute sensation sa exception. — Démosthènes a dit exactement * : «Toutj c< action, toute parole est toujours marquée du carac « tère de la justice ou de l'injustice. » Croire qui peut n*y avoir ni bien ni mal dans certains exercicei de la liberté, c'est prêter à Dieu, envers son oeuvre^ une insouciance qui blesse l'idée de la suprême hari monie de ses pensées.

1 86 . L'impossibilité des actions libres indifférentes est, à notre avis, mathématique en théorie. Mais Descartes explique fort bien comment, en pratique, la possibilité semble s'en présenter aux esprits iuattentifs : « L'indifférence, dit-il, me semble signifier proc< prement un état dans lequel la volonté se trouve, « lorsqu'elle n'est point portée, par la connaissance « de ce qui est vrai ou de ce qui est bon, à suivre un ce parti plutôt que l'autre. . . L'homme est d'autant c< plus indiffèrent qu'il connaît moins de raisons qui « le poussent à choisir^... » On le voit: la science actuelle incomplète peut étourdiment appeler indiffé-

< Contre Ariitoeraie,

« Le mal et le bien ne sauraient marcher de pair. »

{Coran^ chap. xu, les Développés^ vers. 34.)

* Descartes, édition Ganiier, tom. IV, lettre xlvii, pag. 135.

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