‹ Conscience et science du devoir: introduction á une explication nouvelle du Code NapoléonChapitre 124 sur 301 · PARTIE m. ^ CONSGIBNGB DU DBV<HR. — UVRB U · texte numérisé non relu

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\ie, soit dans une autre. Sur cette incontestable vérité, nous trouverons d'accord et les païens et les chrétiens, et les anciens et les modernes. Â l'exemple d'Âristote disant : « qu'être heureux et bien agir « sont une seule et même chose ^ , » Tertullien affirme c qu'on ne quitte les plaisirs que pour des plai- (( sirs plus grands. » Si , d'après Mallebranche, le désir invincible d'être heureux est le motif de ceux qui aiment Dieu, ce désir, suivant Pascal, est, satis exception, le motif de toutes les actions de rhomme, jusqu'à ceux qui vont se pendre ^.

Nous trouvons dans Leibnilz cette définition de la science de la sagesse : (( Science de la félicité ^ ; » dans Bujlamaqui , cette définition du droit : <( Tout ce que (( la raisou reconnaît comme un moyen sûr et abrégé (( de parvenir au bonheur ^. » Enfin, M. Jules Simon nous fournit cette proposition : « Je ne puis cesser, « quoi que je fasse, de vouloir mon propre bonheur**. »

* Livres moraux adressés à Nicomaque.

« Pensées.

» Definitiones eMtcœ.— «La iin du droit naturel, diMl encore, est le bien < de ceux qui l'observeaU » {Monita quœdam ad Puffendorffii prtfictpia.

^ Bacon a dit aussi dans ses aphorismes : « Finis et scopus quem leges « intueri, atque ad quem jussiones et sanctiones suas dirigere debent, non « alius est quam ut cives féliciter degant. Id fiet, si pietate et religione « recte instituti, moribus honesti, armis adversus hostes externes tuti, « legum auxilio adversus seditiones et privataa injurias muniti, imperio et « magistratibus obsequentes, copiis et opibus locupletes et florentes fuerint. « Harum autem rerum instrumenta et nervi sunt leges. »

* Le Devoir,

4M CONSGIBNCE ET SGIBNGE DU DEVOIR.

II. —COMBINAISON DB L'ioés DE L'âlBB ET DE SON BDT, AVEC L'IDÉB DB LA

PLDRALITi DBS ÊTRBS.

• Laloi.... natnrelle aunebonté natnieUe^e'est-à-dire • une rertn propre et interne de procurer Tavantag^ « du genre hnmain. •

(PuFFENDORFF, DroU de la nature et des gens, liT. I, chap. 'Vi, § 18.)

200. Pluralité des êtres , tendant à leur conservation et à leur perfectionnement, c'est-à-dire à leur bonheur.

200. A côté de l'idée nécessaire d'être et début, se place Tidée de pluralité. En même temps que chacun de nous se met à la recherche de son but, il voit d'autres existences, dont il a reconnu la juxta-position, rechercher aussi leur but. S'il est convaincu que sa destination est de tendre à son souverain bien, il est nécessairement convaincu de même que la destination des autres est de tendre à leur souverain bien. — Fichte a dit avec raison * : « L'homme ne peut c< se concevoir comme un être raisonnable qu'autant « qu'il s'attribue une causalité libre. Il ne peut s'at- « tribuer cette causalité qu'autant qu'il l'attribue à « d'autres êtres, dont un certain nombre lui appa- « raissent doués de raison ainsi que lui. Dès lors il « faut qu'il se reconnaisse, avec ces derniers, dans ce un certain rapport, rapport de droit en-^^ertu duce quel il limite sa propre liberté par celle d'autrui. »

* Fichte, cité par Tennemann (Manuel de l'histoire de la philosophie, S 396).

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