‹ Conscience et science du devoir: introduction á une explication nouvelle du Code NapoléonChapitre 167 sur 301 · PARTIE IIL — CONSCIENCE DU DEVOIR. -^ L^VRE IV. 2SS · texte numérisé non relu

PARTIE IIL — CONSCIENCE DU DEVOIR. -^ L^VRE IV. 2SS

ainsi un brigand aposté dans la rue et prêt à vous frapper de son poignard... je ne suis point Tauteur de votre salut : vous ne me devez pas plus de remerciments qu'à l'apoplexie qui l'eût foudroyé tout à coup ^ La contrainte physique que m'ont fait subii! les malfaiteurs en me précipitant, ne laisse place pour moi ni à blâme ni à éloge.

266. Les mêmes observations s'appliquent ji l'erreur de fait. — ^Œdipe n'est ni parricide ni incestueux quand, sans le savoir et sans le vouloir, il tue son père et épouse sa mère*. A l'inverse, le séducteur mystifié, représenté au théâtre, qui croit enlever la femme d'autrui et qui enlève la sienne, n'en est pas moins un ravissem'^. — Pour détruire ainsi l'imputabilité d'un mal produit, l'erreur doit être invincible. « Il « n'est pas nécessaire que, dans le temps de la dé- (( termination ou de l'action, l'homme en ait prévu « les suites bonnes ou mauvaises, ou qu'après les c< avoir considérées à loisir, il les ait pesées. Il suffit « qu'il ait pu faire toutes ces choses *. » H est res- « ponsable quand il a pu connaître ce qui pouvait « l'empêcher de se tromper *. »

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