‹ Conscience et science du devoir: introduction á une explication nouvelle du Code NapoléonChapitre 233 sur 301 · III. Conséquence du système qui voit dans la con · texte numérisé non relu

III. Conséquence du système qui voit dans la con

'<^nce la détermination absolue du premier principe

ant

du devoir, et la détermination relative des objets du devoir : existence d'une science absolue du devoir.

lY. Explication de la persistance des opinions qui nient Fexistence de la science du devoir.

Y. Bases de la science dans la conscience.

YI. Transition à la science du devoir.

I. — CONSéQUBNCB DD SYSTÈME QUI VOIT DANS LA CONSCIENCE LA DiTBRHI- NATION ABSOLUE DES OBJBTS DO DEVOIR. — INEXISTENCE DE TOUTE SCIENCE DU DEVOIR.

• Si le sens moral suffit, on peut se passer de livres, t de professeurs, de prédicateurs, et surtout des écri- « vains ^i font des systèmes de morale. »

(GoMTE, Traité de lègislatUm, Ut. I, ch. iv.)

3&9. Contradiction où tombent les science du devoir.

auteurs qui croient à Tin- 350. Incompatibilité du système de

faillibilité absolue de la con- Tinfaillibilité absolue de la

science, et qui admettent conscience et de Texistence

cependant Texistence d'une d'une science du devoir.

349. Si l'inspiration révèle les détails de la distinction du bien et du mal, il ne reste rien à chercher : « un homme qui avancerait qu'il a quelque chose à ap- « prendre à cet égard, devrait être considéré comme « un menteur ; il serait au moral ce que serait au phy- « sique un individu qui naîtrait privé des organes de «la vue*..))

L'évidence de cette vérité devrait frapper tous les esprits. Cependant M. Jules Simon, en accordant tout à l'inspiration, veut constituer une science du devoir. Tentative impossible ! C'est élever autel contre autel.

Éloquent défenseur du libre arbitre dans la pre-

^ Comte, Traité de législation^ liv. I. chap. v.

nûère partie de son ouvrage» analyste attentif de la passiati dans la seconde, il aborde, dans la troisième, l'idée du devoir, et la trouve au fond de la conscience. Jusque là nous ne pouvons qu*ôtre entièrement d'accord avec lui. ^ous partageons égalcmeiit, et ses convictions ardentes contre le matérialisme, et ses répugnances généreuses contre les raffinements dangereux de maint casuiste. Mais Épicure et Ëscobar ne sont que de mauvais raisonneurs, sur lesquels il faut marcher droit, sans peur. Pour M. Simon, il semble que ce soient d*odieux fantômes, dont la vue le fait reculer trop loin. La répulsion qu'ils lui inspirent le rejette dans l'opinion qui voit toute décision morale écrite dans l'inspiration infaillible. Aussi Vidée du juste et la connaissance du juste (choses si différentes!) sont identifiées dans une foule de passages de son livre*.

Cette identification apparaît surtout dans le chapitre où l'auteur sacrifie impitoyablement à l'école de la conscience, toutes les autres écoles, quelles qu'elles soient, savoir :

1» Et l'école mystique, qui recherche dans l'extase la volonté de Dieu ;

2® Et une autre école mystique, qui essaie de la comprendre par le reflet qu'elle en cherche dans le monde; pensant que c< si le soleil contemplé en face « nous éblouit^ nous pouvons lui tourner le dos pour

< Nous citerons les phrases suivantes : « Tous les hommes voient la jus-

ice (P. 295} Si le droit de Vwi suppose dans Vautre un devoir, n^est-il

pas évident que tout le monde doit connaître le droit, ou il n'y a point de droit (312) » etc., etc.

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