Préparation, par ces trois par- la partie IV
357. Nous avons terminé l'analyse des révélations que nous donne le sens intime.
Nous avons constaté, dans notre première partie, la présence de l'idée nécessaire du devoir. — ^Nous avons accepté, dans noti'e seconde partie, la foi au devoir, et tous les postulats sur lesquels elle repose. — Dans notre troisième partie, la conscience nous a donné
*• D'Agueaseau.
S54 GONSCDDICE ET SaElfCB DU DEVOIR.
d'abord d'une manière absolue les caractères du devoir, et son premier principe; puis, d'une manière relative, le sentiment de l'amour du devoir, pierre de touche de nos efforts pour bien faire; l'imputabilitë de ces efforts, suivis du contentement de nous-mém es ou du remords; et enfin la détermination des déductions du premier principe, dans la mesure variable des lumières et de la logique de chacun.
3S8. Nous n'avons pas dit, comme un auteur moderne ^ : (( Raisonner est le droit, tout le droit, rien c( que le droit. » Nous nous rappelons trop bien la définition du raisonnement, que nous venons d'emprunter à Locke dans notre épigraphe. — Nous avons cherché dans la conscience des principes solides; à l'œuvre maintenant pour appuyer sur eux les vérités inconnues, sans crainte de faire l'entreprise « ignoble et sacrilège, » condamnée à l'avance par l'indignation intolérante d'un philosophe^.
389. n ne dépend pas de nous de réformer les cœurs coupables. Mais notre vœu ardent serait de donner aux cœurs innocents une plus grande lumière; d'apporter notre contingent pour enseigner aux législateurs l'art d'ordonner honnêtement, à l'homme privé l'art d'obéir honnêtement.
Ne rien faire contre la conscience j c'est-à-dire contre le sentiment relatif que chaque conscience a pu acquérir du devoir, voilà la première règle. — Chercher toujours à éclairer la conscience, c'est-à-dire
< Emile de Girardin, Le Droit , page 167.
* Jules Simon, Le Devoir, page 42 A«