‹ Conscience et science du devoir: introduction á une explication nouvelle du Code NapoléonChapitre 243 sur 301 · PARTIE m. -~ GONSCIBNGE DU DEVOIR. -- ÉPILOGUE. 38S · texte numérisé non relu

PARTIE m. -~ GONSCIBNGE DU DEVOIR. -- ÉPILOGUE. 38S

aspirer à la science absolue, voilà la seconde règle . Nous allons essayer, dans notre quatrième partie, d*éclairer la conscience par la science.

A toi donc, intelligence tout entière, d'employer, pour nous diriger, toutes nos facultés réimies ! Â toi de nous enseigner Taction ! Mets un corps à la place des nuages! Montre à l'inspiration, à la charité, à l'extase, le but de leurs élans instinctifs * ! Réalise pour nous cette pensée profonde de Joubert : a Ârriyer à la poésie par la vérité ! »

Cicéron nous promet, en ton nom, ces merveilles. A ses yeux , la loi , c'est toi-même : « Est quidem vera « 2e^ RECTA RATIO, natuvœ congruens^ .» — Mail^, hélasl protée rebelle, il faut t'arraclier par des efforts persévérants les oracles que tu peux révéler. Tu prends mille formes avant de te soumettre au lutteur courageux. Nous essayons, après tant d'autres, ce combat dangereux. Puisse le souverain Maître nous donner la victoire ' !

^ « Et quod nnnc ratio est, împetus ante Mt ! »

* Cic. de rep.^ lib. VII. — Sur la maxime des Stoïciens : Vivre selon la loi de la raison bien ordonnée , voyez Manuel de Vhistoire de la philosophie, par Tennemann, $ 163.

' L'auteur qui cherche la vérité « ressemble au voyageur égaré la nui « dans les montagnes. Ses membres engourdis le servent mal, son pas héft site et diancelle. Mais qu'un rayon de soleil vienne sourire à la terre à c travers les vapeurs du matin, il retrouvera les forces, la décision; et « avant le soir, il pourra, déposant le bâton de voyage, secouer la pous' « sière de ses pieds devant un foyer ami. >

(ÉMiLB Ollivier, Thèse sur le mariage, soutenue en 18&6 devant la

Faculté de droit de Paris.)

GONSCIEIfGE ET 8CIENCB DD DEVOIR.

VL ^ TEAlUITIOn A LA SCIENCE DO DEVOIE.

• Les vérités morales ont une pins étroite liaison

« IHine sTee l'autre Elles décoolent de nos idées

fl claires et distinctes par des conséquences pins néces- « uires... et elles peavent être démontrées d'one ma- « nière plus parfaite qu'on ne croit communément. —

• Msis il ne faut pas espérer qu'on s'applique beaucoup

• à de telles découvertes, tandis que le désir de l'estime, I des richesses ou de la puissance portera les hommes i « épouser les opinions autorisées par la mode , et à

• chercher ensuite des arguments, ou pour les faire « passer pour bonnes, ou pour les farder et pour oont yrir leurs difformités. »

(Locn, Essais sur fetUendement kumain. Ut. IY , ch. m, § 2.)

S60. Idée efoérale de la science du deroir.

IMfinition de cette science {ju"

risprudentia), par Ulpien.

Unité de la science, dans la pensée des philosophes et des Jurisconsultes romains.

Dans le langage moderne, point de mot correspondant au mot jurisprudentia, 304. Unité de la science, brisée par les auteurs modernes.

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