‹ Conscience et science du devoir: introduction á une explication nouvelle du Code NapoléonChapitre 65 sur 301 · PARTIE n. --* FOI AU DEVOIR. — UVRB h n · texte numérisé non relu

PARTIE n. --* FOI AU DEVOIR. — UVRB h n

Lamennais ^ ajoute avec raison : « Rien n'est absolu- « ment faux, sans quoi on ne pourrait pas même « rexprimer. Quelle parole pourrait comprendre ce (( qui n'est pas? Il n'y a pas de langue du néant ^. »

Et de même en soutenant, contrairement à la seconde hypothèse du scepticisme, que V agent faillible peut ne pas se tromper, n'exprime-t-on pas une pro* babihté plus grande qu'en soutenant que l'agent faillible se trompe nécessairement toujours? L'esprit n'est-il pas plus à l'aise dans une certaine confiance que dans une perpétuelle défiance? En vérité, il se torture en soupçonnant dans nos organes un mécanisme toujours trompeur, adapté à des illusions produites par le hasard qui le ballolte ou par un Dieu moqueur qui le mystifie. Et ne faut-il pas un grand courage pour conclure de la possibilité de l'ironie de la création à l'affirmation de cette ironie?

Mais rétorquer n'est pas réfuter. En rétorquant, qu'apprendrons-nous, notamment sur le devoir? Hâtons-nous donc d'arriver à la protestation plus directe de l'âme humaine contre le scepticisme,

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