‹ Conscience et science du devoir: introduction á une explication nouvelle duChapitre 101 sur 280 · PARTIE HL — GOIfSCIEIfGE DU DEVOIR* — UVRE h · texte numérisé non relu

PARTIE HL — GOIfSCIEIfGE DU DEVOIR* — UVRE h

Finfluence du conseil, jim que le respect de la convention.

La force et rautorité imposent un résultat. L'homme qui est obligé de Taccepter malgré son désir de s'y soustraire, ne fait acte ni de liberté» ni de foi, ni de raison. -^ — Lé conseil est demandé spontanément, soit à un supérieur, soit à un égal, soit à un inférieur. Celui qui le reçoit n'est point tmn de l'écouter. Si, n'étant pas certain qu'il soit bon , il le suit par confiance en celui qui l'a donné, il fait acte de liberté et de foi, mais Don de raison. — La convention est conclue librement. Si elle est morale, elle produit le devoir. Si elle ne l'est pas, et que, par un faux point d'honneur, celui qui l'a consentie l'exécute, il fait acte de liberté, mais non de foi ni de raison.

La souveraineté du devoir ne s'impose pas à la faiblesse, comme la force et l'autorité. — Elle n'appelle pas lafoi aveugle, comme le conseil. — Elle ne demande pas l'observation d^une prétendue bienséance, comme la convention qu'on a eu tort de faire. — Elle s'adresse directement à la raison et l'oblige par son propre assentiment. Le devoir « agit moralement sur le cœur et c< le pénètre d'un sentiment particulier qui force les c< hommes à blâmer eux-mêmes leur propre conduite, c< et à se juger dignes de châtiment lorsqu'ils ne se c< sont pas conformés à la règle prescrite ; motif qui a seul est capable de donner à l'obligation assez de «force pour fléchir la volonté*.» — «D'une part, c< l'intérêt fait appel à notre sensibilité, sans entral-

' Puffendorff» Droit de la nature et des yens^ liv. I, chap. vi, % $• L 11

las CONSCIENCE BT SCIENCE DO DEVOIR.

« ner notre hmor. D'une antra part, an fbit qsédal,

n sui generis, sollicite notre raison sans seulemoit « s'inquiéter de ce qtù en r^ultera pour notre sensi- (( bilité. Ce fait, qui rédame légitimenient la dii-ection

« de l'existence eefftit, en faca duquel il fallait

«■ que l'intérêt se Tint placer, comme t'ombre près de

(c la lumière, pour le faire mieux ressortir ce feit

V qui nous lie sans nous eachatner c'est lede-

« voir'. »

TITRE II

DIVERSITÉ ET HfOlVISIBIUTÉ DES ASPECTS DU DEVOIR,

t Jyite 9 lia étroitemeDtlei troli tafieta de deroin.t

(Pestel, FundnBKTiliijiulilixiialtraUt.) I Oui Denm unît', xaai omiies. •

ieu, envers 183. DeToiw envers ai

les autres êtres finis, envers dans les demi

Doos-mâmes. mime.

IBO. Indivisibilité de ces trois classes 183. Devoirs envers Dieu c

de devoirs. dons kt denira envers su>

ICI. Devoirs envers soi-ineme conte- trui et envers noua-memea :

nus doua les devoirs envers e( wfe« veriS.

179. La distinction du mot, du moiide ext^iear et de Dieu, reconnue directement par ta raison, produit

Page 1