‹ Conscience et science du devoir: introduction á une explication nouvelle duChapitre 114 sur 280 · PARTIE m. — G0N8GIEKGB BU DEVOIR. *^ UVRE U · texte numérisé non relu

PARTIE m. — G0N8GIEKGB BU DEVOIR. *^ UVRE U

i( y avoir pour le genre humain de sodété paisiUe et c( honnête * ?»

Id6. Nous n'en doutons pas i la conscience va nous le montrer. Il apparaîtra sous deux formes diffâ*entes, maisideiitique au fond sous ces deux formes^ SousFune d'elles, il prendra le nom de premier principe de la détermination du devoir. SousTautre^ il prendra le nom de premier principe de la sanction du devmr.

197* Le premier principe de détermination du devoir fera l'objet de notre titre I — Le prunier principe de sanction fera l'objet de notre titré IL ^- Dans un litre III ^ nous constaterons l'accord de la révélation positive avec la conscience sur le premier principe du devoir.

TITRE PREMIER

PREMIER PRINCIPE DE DËTERMINATICMV DU DEVOIR. -^ASSISTANCE DUE PAR TOUT ÊTRE A TOUT ÊTRE.

t Hominet bomimim causa plieet aiie gMMvataA» « nt ipsi inter se aliis alii prodesse possint. »

(Gic, DeàffhJ) « Il ne faut janiais s'accommoder ea incommodant lês « antres, ni même sans ayoir ancun égard à leur avan- « tage. » (PvFFEMDORFF, Drûît de la nature et de4

gens, liv. II, chap. m, § 15.)

198. Devoir quelque chose k quelqu'un, c'est lui devoir du bien. Premier principe du devoir : Assistance due par tout être à tout être;

198. Nous sommes en relation de devoirs avec Dieu, avec autrui, avec nous-mêmes. Or, en quoi peuvent consister nos devoirs envers un être? A lui

1 Puffendorff, proit de la nature et dèi ^w, liv. I, cbap. vi, S ^^*

m cùKscimcR m science du pevosr.

faire du mal ? quelle absurdité ! A lui faire du bien? c^est évident, .. Ainsi il n'y a pas à chercher longtemps pour trouver dans la conscience ce premier principe du devoir : ÀSSISTÀNG» DUE PAR TOUT ÊTRE À TOUT ÊTRE. LSt

voilà formulée, cette loi naturelle dont parle Cicéron : a Est hœc non scripta, sed nata lex; quam non didici^ (( musj Mcepimus, legimus, verum ex natura ipsa ar^ a ripuimuSj hausimitSy expressimm; ud qtumi non a docti, sed facti\ non instittUi, sed imbuti sumus. » Yeut-on une démonstration plus détaillée de l'existence de ce principe? — Pour la donner, combinons d'abord l'idée de l'être considéré isolément^ avec ridée du but de cet être, c'est-à-dire de sa conservalion , de son perfectionneitient et de son bonheur. — Puis, acceptant le fait de la pluralité des êtres, voyons apparaître l'idée de la conservation, du perfectionnement et du bonheur de tous les êtres. — Enfin, analysons le moyen pour tous les êtres d'arriver à leur but; et nous le trouverons dans le concours réciproque que chacun d'eux, cherchant son but, doit aux autres, cherchant le leur.

L — COMBINAISONS DE l'iDÉE DE L*ÊTRE, CONSIDÉRÉ ISOLÉMENT, AVEC L'IDÉB DU BDT DE CET ÊTRE : C'EST-A-DIRE DE SA CONSERVATION, DE SON PERFEC- TIONNEMENT, DE SON BONBEDR.

« Omnis sninma philosôphis ad béate vivendom re- « fertnr. * (Gicer., De pnibus.)

109. Tendance de tout être à sa conservation et à son perfectionnement,

c'est-à-dire à son bonheur.

199. L'être trouve bon d'exister. - Il trouverait bon d'exister mieux , s'il était possible. L'idée de but

Page 1