‹ Conscience et science du devoir: introduction á une explication nouvelle duChapitre 121 sur 280 · Punition : devoir et droit da · texte numérisé non relu

Punition : devoir et droit da

coupable.

22Ai Punition i application du premier principe du devoir, amstanee due par tout être à tout être.

209. La révélation intérieure du premier principe de détermination du devoir, c< assistance due par tout if. être à tout être y >> n'apporte pas avec elle une contrainte matérielle à la liberté, maîtresse d'obéir ou de désobéir. N'est-elle donc, à tous égards, qu'un enseignement sans force? Éclairée par elle, la liberté peutelle faire un choix capricieux ratre une obéissance et

tOO UONSCIENCE ET SCIENCK DU DEVOIR.

une désobéissance indifférentes dans leurs résultats?

Il n'en est pas ainsi. Pour faire prévaloir la soumission fiur la l'ébelllon aux invitations qu'il donue, te devoir est pourvu d'une puissauce considérable. Cette puissance (élément inséparable sans lequel il ne se concevrait que comme une lettre morte), c'est la sanction'.

Le mot sanction^ donne l'idée de ta perspective d'une condition heureuse pour celui qui suit la bonne direction, d'une condition malheureuse pour celui qui ne la suit pas. — Rien de moins, lien de plus. • 210. Cette perspective d'une condition heureuse ou malheureuse prend deux noms, tantôt celui de sanc~ . tion intérieure, tantôt celui de sanct

21i. Sanction intérieure. — Oo a intérieure la perspective, quand nous !

de la condition heureuse produite par li de nous-mêmes, l'estime qu'autrui no poir de la justice divine; comme aussi quand nous faisons le mal, de la cou reuse produite par le mécontentement de nousmêmes , le mépris que nous inspirons à autrui et la crainte de la justice divine.

Celui qui contribue par sa bonne conduite au bienêtre général, voit s'agrandir ce bieu-étre, et, par con-

' Vouloir, comme H. Emile de GSrardîn ■ (dans son ouvrage intitulé L* Droit), ne donaer ï la raison, dans l'étal actuel de la cisilisation, d'autre nuictioD que la force immatérielle du raisonnement lui-mâme, c'est nier la passion et l'ipiorance. C'est en outre ne pas apereeroir que la sanction est la réparation, comme nous allons l'eipliquer.

■ ■Sanetum est quod ab injuria hominiim defenaumatquein .. (UtBCtEK, It. s., Di«., De divitime rerum, lib. 1, 1

Page 1