PARTIE m. -^ CONSaENGE DU DEVOIR. — LWRE IV. «W
ainsi un brigand aposté dans la rue et prêt à tous frapper de son poignard... je ne suis point l'auteui^ de votre salut : vous ne me devez pas plus de remei*ciments qu'à l'apoplexie qui l'eût foudroyé tout à coup ^ La contrainte physique que m'ont fait suMr les malfaitem*s en me précipitant^ ne laisse [daee pour itm ni à blâme ni à éloge.
266. Les mêmes observations s'appliquent à l'er* reur de fait.— ^Œdipe n'est ni parricide ni incestueux quand, sans le savoir et sans le vouloir, il tue i^n père et épouse sa ra^e^. A l'inverse, le séducteur mystifié, représenté au théâtre, qui croit enlever la femme d^autrui et qui enlève la sienne, n'en est pas moins un ravisseur '.—Pour détruire ainsi l'imputabilité d'un mal produit, l'erreur doit être invincible. « Il « n'est pas nécessaire que, dans le temps de la dé- « termination ou de l'action, l'homme en ait prévu c( les suites bonnes ou mauvaises, ou qu'après les « avoir considérées à loisir, il les ait pesées. Il suffît « qu'il ait pu faire toutes ces choses*, d II est res- « pensable qu2md il a pu connaître ce qui pouvait « Tempécher de se tromper ^. »