‹ Conscience et science du devoir: introduction á une explication nouvelle duChapitre 161 sur 280 · Mesure du mérite et du démé* conscience · texte numérisé non relu

Mesure du mérite et du démé* conscience

275. D'après l'observation parfaitement exacte de M. Boisseau^, la société est dans l'impossibilité de distribuer exactement les récompenses et les peines. Et d'abord elle ne connaît pas assez la sensibilité relative de chaque individu, pour proportionner h cette

* Principes métaphysiques de la morale.

* Des peinest pag. 23 à 35.

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seosibilité la condiiion heureuse qu'elle doit offrir au mérite, la condiiion ma1b*^ureuse qu'elle doit imposer au démérite. — De plus elle ne cotmaU pas assez la eulpabilité de l'individu, pour faire mathémat iquemeqt justice sur la question du degré de ce mé^le ou de ce démérite. Eu effet, où sont pour elle lea, révélation» possibles de l'inOuence différente qu'ont exercée sur la liberté de chQCUP les pencbuuts naturels, l'éducation lU les entraves résultant de» mille itutions Ëociiiles plus ou moins i où est le moyen, pour la société, le proportionnelle des luîtes que s, et, en conséquence, les degrés acbés au triomphe ou à la défaite?

276. C'est donc dans la conscience, qui sait tout cela, que se place rappréclatlon du mérite et du démérite. Le plaisir ou la peine intérieure que l'être humain, dans son indivisibilité, attache à l'obéissance ou à la désobéissanoe, voilà une sanction plus exacte que la sanction extérieure. L'homme bon écoute cette parole consolante d'Épictète ' : « Dieu seul donne la «paix véritable; et le héraut qui la publie, c'est « la raison. » Le méchant répète tristement ce passage d'un auteur : « yihil est miserim qtiam animus komi- (I nis conscius; u et cet autre : « Malilia maximam K partem veneni sui bibit. » — Demandez à telui qui perd loyalement et h celui qui triche au jeu si le regret de s'appauvrir ou le remords de s'enrichir qtiilhonnêtement sont la même chose?

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