PARTIE III. — CONSCIENCE DU DEVOIR. — LIVRE IV
c< De tous les plaisirs, celui que Fâme éprouve à la « vue de Tharmonie de ses actions est le plus durable. c( Ceux qui naissent de nos autres qualités ou des c< avantages de la fortune, ne j^uvent point lui être « compairés. II faut dire la même chose des peines c< que les mauvaises actions nous^ font ressentir. Celui a qui ne peut imputer qu'à lui-même les maux qu'il « souffre et ceux qu'il craint, est doublement tour- « mente, La peine qu'il ress^t est d'autant plus «longue et plus cruelle que le mal qui le presse et « celui qui le menace sont plus grands, qu'il en sent €( mieux là grandeur, et qu'il voit plus clairement a qu'il ne peut s'en prendre qu'à lui-même*. »
277. Et toutefois disons-le (sauf à le prouver plus loin), la conscience ne nous donne encore que le sentiment relatif du mérite ou du démérite de nos actions. ; — Au-dessus de ce sentiment relatif plane la connaissance absolue de la conformité ou de la nonconformité de ce sentiment à la vérité. Cette connaissance, c'est à la science que nous la demanderons.— Et la science demeurera elle-même provisoirement imparfaite. Dans son élaboration progressive, elle nous renverra en dernière analyse à cdui qui a dit : ft Nul d'entre vous ne peut savoir jusqu'à quel point « il est digne devant mon Père d'amour ou de haine»
c< de colère ou de pardon. »
4 Pestok, Jl^imiamtmta ju^iiHm nuttralM. traduit 4ii M^ mt U dftmtèm édition, partie I (sectioQ n« n* 54).