PARTIE PRÉUMINAmE. — PROLÉGOMÈNES. -^ LIVRE L
graphie, « par la màppemoade et les cartes rou«r « tières ^ . »
4. Malheureusement, il faut le reconnaître, grande est la difficulté de préciser ces premières instructions si importantes». Combien de fois, découragé, n'avons nous pas été sur le point de jeter au feu ces pages! Nous avons cependsmt persévéré ^. Il faut aborder ces mystères, et à uos risques et périls apporter notre pierre à cette Babel philosophique où règne, hélas! la confusion des langues. Il le faut, sous peine de briser notre plume, impuissante, sans cela> à trouver le premier mot d'un commentaire des lois positives.
5. Quant à notre but spécial (nous devons le déclarer, dùt-ou nous accuser de présomption), il a été de donner, si nous le pouvons, un enchaînement de notions plus exact et plus précis que ne nous paraissent l'avoir fait ceux qui nous ont précédé.
Une des propositions que nous entendons le plus souvent répéter, c'est : t On a tout dit sur le devoir. » Tel n'est pas l'avis d'un auteur justement estimé d'une Encyclopédie du droit: « Si l'on était appelé, dit-il, « à se prononcer comme juré , en son àme et con- « science, il est douteux qu'on osât proclamer qu'il « existe bien réellement une science du droit '. » Nous
t V. Eschbach^ Cours d'introduction^ avaDt-propos.
^ Montesquieu, dans la préface de l'Ecrit des lois^ décrit admirablement ces alternatives de la pensée, perdant et reprenant courage, c J*ai mille « fois, dit-il, envoyé au vaut les feuilles que j'avais écrites {ludibria ventis), « Je sentais tous les jours le» mains paternelles tomber {bispatriœ ceddere « manus). Je ne trouvais la vérité que pour la perdre... mais, quand j'ai « découvert mes principes, tout ce que je cherchais est venu à moi. »
5 Roussel, Encyclopédie du Droite discours préliminaire.
Le même auteur ajoute j « Leibnitz {Nova meihodus diseendmdocenégque
t COflBGICnCB ET SCIENCE OU DE\OUL
portageom si complètement cette opinion que nom serioDs tenté d'affirmer qu'on n'a rien dit encore sur le dermr, du mràm lien qui soit méthodique et complet. Plus DOQs vivons, plus nous observons, et plus nous sommes tristement convaincu que , de toutes les con- Dsissances humaines, celle qui est restée dans l'état le pins voisin de la barbarie, c'est la connaissance du devoir. Sur la mesure des progrès réalisés par elle, notre optimisme n'a pas d'illusions poasibles. Les peuples se ruant encore l'un sur l'autre à coups de canon ' , lés individus consacTant la plupart du temps leur force et leur adresse à se nuire, viennent témoigner en faveur de notre proposition, u Où l'on tue, « où l'on bat, où l'on vole.... c'est que la civilisation « n'a encore difsipé la barbarie qu'impar&it«ment ^.» Quand vioidra le temps où, au lieu de dire : "-J'ai « mis num fils en état de faire son chemin dans le Cl monde, m on dira : « Je l'ai préparé h faire son de-
• voir dans le monde ^? > Ne nous décourageons pas cependant. Rossi l'a dit exactement : « Il ne faut pas 1 jdus nier l'e&istence de la morale, à cause de ses ré-
• sultats jusqu'à prient incomplets, qu'il ne faut nier
juriiqirudenUm) avait tracé ce qu'il appelait un catahgu» desideralomm, c'est-à-dire une série de trente-sii projets d'ouvrages synthétiques indispensables i la sdenca du droit : série qu'on pourrait doubler. Cepead&Dt, depuis Leibnilz, rien, pour tinei d[re, n'a été Tait pour combler ces lacimes, et les deiiderala de Lelbniti sont r^st^s des pia deiideria. >
> 'lOcdsarumgentiumgloriosam scelus... • << Publiée Jubeutur privali m vetlta. > (Senic.)
) Girardia, Le Droit.
• 11 y a encora des barbwMdani lee ba»-fondB de la société. •
(LABOULttEj.