‹ Conscience et science du devoir: introduction á une explication nouvelle duChapitre 175 sur 280 · Conciliation de sentiments mut · texte numérisé non relu

Conciliation de sentiments mut

tqples : tneraU de l'intelt^ gence.

290. Plût au ciel que Vexistence d'un organe fournissant à tous les instants, soit immédiatement, soit après un peu de réflexion, ou avec le concours de la charité, la distinction absolue des applications du bien et du mal, fut un phénomène bien constaté! Pourrions-nous souhaiter une condition plus désirable

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que celle d'auditeurs attentifs, abrités sous la chaire d'un ange gardien qui dicterait, à point nommé, ce qu'il faut faire et ce qu'il faut éviter?... Mais hélas ! un si beau privilège est-il le nôtre? — ^Une minorité de penseurs sérieux élève tristement ses objections contre cette prétention. Profond est leur respect pour tout ce que contient et enseigne la conscience : Foi à rintelligence, à Dieu, au moiy au monde extérieur, à la liberté, à l'existence du devoir, à ses caractères, à son premier principe, à la justice qui en prépare FappUcation , au contentement ou au remords qui en sanctionne l'observation ou la violation. Mais plus ils sont convaincus de la magnificence de ces prérogatives de la conscience, moins ils veulent en compromettre la certitude, en ajoutant maladroitement le rêve ambitieux d'une révélation absolue, identique pour tous, des plus minimes détails du devoir. L'observation de tous les jours dément, hélas ! trop énergiquem^at cette croyance!

291. Montrons l'impossibilité de trouver cette révélation absolue, !• et 2» dans la conscience inspirée spontanément y ou inspirée après réflexion; S'» dans la conscience inspirée par la charité.

292. Réfutation des opinions qui admettent la connaissance absolue de tom les objets du devoir par la conscience inspirée spontanément^ ou par la conscience inspirée après réflexion. — Ce qui fait d'abord soupçonner une exagération dans la supposition d'une infaillibilité absolue de la conscience inspirée spontanément ou inspirée après réflexion, c'est le désolant pessimisme sur lequel cette supposition est fondée.

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