‹ Conscience et science du devoir: introduction á une explication nouvelle duChapitre 196 sur 280 · Une première objection toute pratique s'élève · texte numérisé non relu

Une première objection toute pratique s'élève

« Locke, Essais sur Fentendement humain^ liv. I, chap. ii, § 26. * Id., ibid., liy. IV, chiq). xx, S 17.

MO GONSGIElfcS ET SCIENCE DU DEVOIR.

contre le système qui veut faire sortir de l'autorité générale la science du devoir. Cette objjection se tire de la difficulté d'appliquer ce système. Pour constater l'autorité générale, va-t-on exiger l'unanimité des voix? Si on l'exige, voyez le cercle vicieux*! « Prête mièrement, cette hypolhèse reçue, il est impossible (( qu'aucun homme qui jouit de l'usage de sa raison, a puisse jamais contrevenir aux lois^ naturelles, puis- (( que le consentement du genre humain devient dé- « fectueux dès qu'une seule personne qui en fait tt partie entre dans quelque sentiment différent de « celui des autres. — En second lieu, il parait une aba surdité manifeste de poser pour fondement des lois (( naturelles le consentement de ceux qui les Violent a plus souvent qu'ils ne les observent*, n La majorité des voix suffira donc.

322. La majorité!... Soit. Mais quelle majorité? En supposant qu'on parvienne à compter les suffragesy va-t-on les accepter tous? ou choisir seulement ceux des gens éclairés? Si l'on prend ce dernier parti, qu'entendra-tron par gens éclairés? Éclairés sur les objets du devoir? Eh! c'est justement la question que nous supposons à éclaircir! Nous voilà encore arrêté devant une pétition de principe.

323. Décomposons au surplus l'autorité générale. Qu'y trouvons-nous? Le déplacement du juge delà question par une raison paresseuse qui, pour s'abstenir, se réfère à la décision plus hardie d'autres raisons

*■ Signalé par Hobbes^ Z>e ctt«.

s Uubner, Essai sur Vhistoire du droit na$urel^ partie U, S 3*

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