‹ Conscience et science du devoir: introduction á une explication nouvelle duChapitre 224 sur 280 · V. — BASE DB LA SCIENCE DANS LA CONSCIENCE · texte numérisé non relu

V. — BASE DB LA SCIENCE DANS LA CONSCIENCE

« Raisonner n*est qxie la faciûté de déduire les H- « rites inconnues de principes déjà connus. »

(Locke.)

357. Récapitulation des points trai- ties, à la science du devoir,

tés dansles partîesl, II et m. 359. Science du devoir. — Objet de

S58i Préparation, par ces trois par- la partie IV.

357. Nous avons terminé l'analyse des révélations que nous donne le sens intime.

Nous avons constaté ^ dans notre première partie, la présence de l'idée nécessaire du devoir. — ^Nous avons accepté, dans notre seconde partie, la foi au devoir, et tous les postulats sur lesquels elle repose. — Dans notre troisième partie, la conscience nous a donné

< D'Aguesseau.

354 GONSGIBNGB ET SaBNGE DU DEVOIR.

d'abord d'une manière absolue lès caractères du devoir, et son premier principe; puis, d'une manière relative^ le sentiment de l'amour du devoir, pierre de touche de nos efforts pour bien faire ; l'im^tabilité de ces efforts, suivis du contentement de nous-mêmes ou du remords; et enfin la détermination des déductions du premier principe, dans la mesure variable des lumières et de la logique de chacun.

358. Nous n'avons pas dit, comme un auteur moderne * : (( Raisonner est le droit, tout le droit, rien « que le droit. » Nous nous rappelons trop bieû la définition du raisonnement, que nous venons d'emprunter à Locke dans notre épigraphe. — Nous avons cherché dans la conscience des principes solides; à l'œuvre maintenant pour appuyer sur eux les vérités inconnues, sans crainte de faire l'entreprise « ignoble et sacrilège, » condamnée à l'avance par l'indigoation intolérante d'un philosophe^.

359. Il ne dépend pas de nous de réformer les cœurs coupables. Mais notre vœu ardent serait de donner aux cœurs innocents une plus grande lumière; d'apporter notre contingent pour enseigner aux législateurs l'art d'ordonner hdnnôtemOTt, à l'homme privé l'art d'obéir honnêtement.

Ne rien faire contre la conscience, c'est-à-dire contre le sentiment relatif que chaque conscience a pu acquérir du devoir, voilà la première règle. — • Chercher toujours à éclairer la conscience, c'est-à-dire

* Emile de Girardin, Le Droite page 167.

* Jule» Simon, Le Devoir f page 424*

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