PARTIE m. — CONSCIENCE DU DEVOIR. — ÉPILOGUE
aspirer à la science absolue, voilà la seconde règle . Nous alloûs essayer, dans notre quatrième partie, d'éclairer la conscience par la science.
A toi donc, intelligence tout entière, d'employer, pour nous diriger, tout es nos facultés réunies ! A toi de nous enseigner l'action ! Mets un corps à la place des nuages! Montre à Tinspiration, à la charité, à l'extase, le but de leurs élans instinctifs * ! Réalise pour nous cptte pensée profonde de Joubert : « Arriver à la poésie par la vérité ! »
Cicéron nous promet, en ton nom, ces merveilles. A ses yeux, la loi, c'est toi-mômci : a Est quidem vera (( feoî RECTA RATIO, ïiatûrœ congruetis^ .>> — Mais, hélas! protée rebelle, il faut t'arracher par des efforts persévérants les oracles que tu peux révéler. Tu prends mlUe formes avant de te soumettre au lutteur courageux. Nous essayons, après tant d'autres, ce combat dangereux. Puisse le souverain Maître nous donner la victoire ' !
< « Et quod nune ratio est, impetas ante fuit I »
' * Cic. de rep,y Ub. VII. — Sur la maxime det Stoiciens : Vivre stlcn la loi de la raison bien ordonnée, voyez Manuel de l'histoire de la philosophie, pâJr Tennemami, S 163.
^ L'auteur qui cherche la vérité « ressemble au voyageur égaré la nui « daqs les montagnes. Ses membres engourdis le servent mal, son pas hé - « site et chancelle. Mais qu'un rayon de soleil vienne sourire à la terre à « travers les vapeurs du matin, il retrouvera les forces, la décision r Qt « avant le soir, il pourra, déposant le bâton de voyage, secouer la pou&c laière de ses pieds devant un foyer ami. »
(EMILE Ollivibr, Thèse sur le mariage, soutenue en 1846 devant la
Faculté de droit de Paris.)