‹ Conscience et science du devoir: introduction á une explication nouvelle duChapitre 29 sur 280 · PARTIE PRÉUBUNAIRE. ^ PR(HJ601IÈNBS. — LIVRE m. f · texte numérisé non relu

PARTIE PRÉUBUNAIRE. ^ PR(HJ601IÈNBS. — LIVRE m. f

théisme nie Dieu, auteur du but à atteindre ; le panthéisme nie l'homme ; le fatalisme nie la liberté ; ca> tains systèmes confondent le devoir avec le résultat de la force, de la convention, de Tautorité. Tous rendent impossibles Texistence, Tidée, le nom même de ce que nous cherchons. La plume doit tomber des mains de celui qui ne parviendrait pas d'abord à écarter ces négations du devoir. — Ëcartons-les et nous aurons la foi au devoir.

Il nous restera alors à étudier le devoir dans la conscience et par la science^ c'est-à-dire par deux analyses différentes.

29. La première est toute faite dans la consdence morale, c'est>-à-dire dans le sens intime, fonctionnant spontanément au fond de l'âme humaine. C'est d'abord aux formes ihémes de cet organe intérieur qu'il faut demander les caractères du devoir, sa souveraineté, son indivisibilité, son universalité, ses divers aspects selon qu'il nous met en rapport avec Dieu, avec autrui, avec nous-mêmes, et ses deux modes d'accomplissement, l'un passif qui garde le nom spécial de rfevoir, l'autre actif qui prend le nom de droit. — C'est dans la conscience que se trouvera en outre le premier principe de détermination du devoir, assistance due par tout être à tout être. C'est là qu'il s'identifiera avec le premier principe de sanction, pour assigner une condition heureuse à celui qui obéit, et une condition malheureuse à celui qui, n'obéissant pas, est soumis à l'obligation de réparer le mal commis. Enfin c'est encore là que Thomme trouvera le sentiment intérieur du degré de son amour pour le devoir, celui du mé-

CONSCIENCE ET flCIRÎSCE DU DEVOIR-

du démérite de ses actions, et la détermioatioD ! des applications du premier principe, imcnts de l'existence du devoir, de ses élé-

de son niécani»ne, révélation absolue de son

r principe, connaissance relative des applica-

voilà la mission de la consdence.

Vient ensuite une seconde analyse, celle que

ire la science.

e que la conscience morale donne à chaque in-

le premier principe des jugements moraux, et

lie où doivent se façonner pour lui, au point de

latif, tous ces jugements, il ne s'ensuit pas

donne k elle seule la vérité absolue sur ct-s t jugements. Au point de vue de la vétité abdemandons-nous si, dans l'intérêt de l'ordre t de la création, nous avons bien ou mal fait ea

it ou en composant ce livre? Pour le savoir,

u- quel immense chemin doit passer l'inteUi-

chemin où la conscience morale no sufût plus a soutenir; où elle a besoin de tous les procédés I activité pour tirer, comme cooclusion, de la ssance de tous les phénomènes possibles, la counce de notre destination dernière !

cription des objets du devoir, recherche de ce ;ou non conforme au devoir : voifà la mission de ace.

Conscience et science : le sens que nous don- 1 l'un des deux membres de cetie autithèse, au ience, peut êlre contesté. Veuillez l'accepter, ?, quelque nombreuses que soient les querelles )gique5 qu'on pourrait nous faire à cet égnrd.

Page 1