PARTIE PltÉUMINAmB. — PROLÉGOMÈNES. — UVRE HL
Nous le savons : un sceptique qui voudra soutenir que le devoir est une chimère, pourra intituler son traite : Traité sur la science du devoir. La science du devoir sem po ur lui la science de li'nexisience du devoir. Ainsi il entendra le moi science tout autrement que nors.
Nous le savons de même : un auteur qui voudra soutenir, à l'inverse, que le devoir est, pour chaque application de détail, révélé d'une manière absolue, uniforme, à chaque conscience, qu'ainsi il n'y a nulle science à constituer, pourra intituler son traité : Traité sur la science du devoir. La science du devoir sera pour lui la science de l'inutilité de la science du devoir. Ainsi, il entendra le mot science tout autrement que nous.
Mais que faire? nous redoutons l'obscurité du néologisme \ En conséquence, au lieu de forger des mots, nous prenons les expressions connues qui se rapprochent le plus de nos idées. Pourquoi nous serait-il défendu d'employer ce mot vague science du devoir, dans un sens particulier, en le mettant en opposiiion avec le mot conscience du devoir? Ne suffit-il pas qu'il soit une fois bien convenu entre nous, lecteur, que, dans notre langage, la conscience du devoir est la portion de connaissance du devoir tout acquise au fond des éléments de notre être? et la science du
* Serions-nous sûre d*ôtre mieux compris en employant le3 mots élhéof' logie ou éthéonomologie ?— Ceux qui aiment les recherches de noms exac-
pi tement correspondants aux idées, peuvent consulter l'ouvrage intitulé :
Analyse, classemeM et nomenclature de divers ordres de lois et de phéno.
mènes moraux et politiques, par M. Tillard.
ao CONSCIBIICB ET SCIENCE DD ISVOIR.
devoir, la portion de connaissance du devoir à acquérir au moyen du travail?
32. Au moyen de ces prolégom^es, lecteur, vons avez le plan des quatre parties qui vont suivre cette partie préliminaire.
Dans une première partie, nous ferons apparaître Vidée du devoir.
Dans une seconde partie, nous décomposerons la question de la foi au devoir.
Dans une troisième partie, nous commencenns l'étude du devoir par la eonsctence.
Dans uno quatrième partie, nous l'achèveroQs par la science.