PARTIE n. — FOI AU DEVOIR. ^ UVRB I
diverses qu'elles apportent aux questions qui nous tourmentent, comment reconnaître celles qu'il fout rejeter comme de vains songes, et celles qu'il faut conserver comme révélations de la vérité? L'esprit désire le savoir, ou sinon il se sent mal à l'aise. Un besoin impérieux naît en lui : îl veut croire à sa puissance, il attend d'elle des procédés pour arriver à la certitude du vrai.
78. La certitude. ... hélas! en la cherchant, l'intelligence trébuche devant mille obstacles. La route est si ardue et le sommet si élevé, qu'à chaque instant, comme Sisyphe, elle retombe au point de départ. Ces chutes multipliées la découragent. Comment trouver cet aliquid inconcussum que demandait Descartes, ce point d'appui où se posera le levier intellectuel pour soulever le monde des mystères? — Voici venir tels penseurs qui proposent le sens intime ou l'autorité générale. Un troisième n'admet que l'observation extérieure et le raisonnement. Un quatrième ne croit qu'à la tradition d'une révélation venue d'en haut. — Déplacé chaque jour par ces disputes , le centre cherché a paru insaisissable. La lutte des philbsophies a semblé ne démontrei' qu'un fait, la faiblesse de toutes* : c Tou-
pelait « odoraiio quœdam venatica,i>^ a Recte quidem Plato : « Qui aliquid « quserit, id ipsum quod quœrit generali quadam notione comprehendit. « Aliter, qui fieri potest, ut illud, quum fuerit inventum, agnoscat? Idcirco « quo amplior et certior fuerit anticipatio nostra, eo magis directa et com- « pendiosa erit investigatio. » (Deaugm, scient.yMh. V. cap. lu.)
* « Perturbât nos opinionum varietas, hominumque dissensio. »
(Cic.,Z)e legibm.)
« Toutes ces terres trop remuées et devenues incapables de consistance, tombèrent de toutes parts, et ne laissèrent plus voir que d'effroyables précipices. » (BOSSUET.)
CONSOEKCB BT SCIENCE DO lŒVOin.
de la lie, même dans les vases d'élection!
ira des signes d'impuissance à côté des signes ce'! »
Au milieu de « ce crépuscule de la Tie huine', » déchirée par les contradictions, fatiguée ir les hypolhèscs les plus diverses tour h tour sées, puis méprisées, l'àme s'est écriée avec I : H Nous brûlous de trouver une assiette ferme mie dernière base constante pour y édifier une r qui s'élève à l'inBni ; mais tout notre fonnent craque et la terre s'ouvre jusqu'aux mes. » — C'est ainsi que la lassitude a laissé le
grandir jusqu'à poser cette cruelle question ible : L'homme est-il fait pour connaître par lui- I la vérité sur toutes choses, et notamment sur oir? — Ce doute est connu sous le nom de scep- ;e.
Nous reconnaissons deux sortes de scepti-
: le scepticisme définitif et le scepticisme pro-
premier écarte la foi à l'intelligence, sans rien
e il la place, en posant le doute comme le der-
ffort de l'esprit humain.
second ébranle la foi à l'intelligence, pour l'ab-
r entière ou presque entière dans une autre
I foi à la révélation positive.
; titres suivants vont nous eutretenir de ces deux
cismes.
il B^baud, Étude» ntr It^ riformaleun conitmporami. retint, Diteouri entre un déitte et un athée.
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