PARTIE n. — FOI AU DEVCHR. — LIVRE V
physiques produit le bien ou le mal physique, et robservatiott ou la yiolation des lois morales produit le bien ou le mal moral. — Et, de même qu'où a donné aux lois morales le nom de lois proprement dites, ou de lois sans autre addition, on a donné au bien et au mal moral, à l'observation ou à la violation du devoir, le nom de bien et mal proprement dits, ou de bien et de mal sans autre addition * . Nous ne pouvons blâmer cette manière de parler. Un grand enseignement philosophique s'y trouve : c'est que le degré le plus saillant du mal, est la dépravation de l'être libre, dépravation qui consiste à préférer avec discernement la direction mauvaise à la direction bonne de sa liberté.
^ On se sert encore, pour désigner la distinction du bien et du mal, de Texpression : distinction d» juste et de f injuste. Il vaudrait mieux l'éviter.
La justice et Tinjustice sont, comme nous le verrons, des états de Tàme. C'est rhonmie qui est juste ou injuste. En appelant le juste Tensem^* ble de la conduite de rhomme juste, et Vinjuste Vensemble de la conduite de rhonune injuste, on fait un abus de mots.