PARTIE IV. — SCIENCE DU DEVOIR. — UVRE VII
c'est ce qiie nous avons appelé V étendue de l'assistance (tome II, n° 392). — L'emploi du moyen pour arriver au hut, est la réalisation du souverain bien, dont parlent les philosophes.
C'est à cette défini lion, très exacte, dusouverainhien^ qu'arrive Jouffroy, après avoir réfuté toutes les théories qui procèdent par d'autres voies : c< Quiconque, c( dit-il, va, de toute sa force, à la fin pour laquelle il a
« été créé, fait ce qu'il doit faire En y allant, non
« seulement nous iions à notre bien ; mais encore nous c( contribuerons à la réalisation du bien absolu, qui « nous apparaît comme composé de l'accomplissement (I de toutes les fins particulières de tous les êtres qui « composent la création *.
649. Cela posé, que contiendra le premier principe de la science du devoir (s'il est possible de le formuler) ? — Ce principe contiendra l'explication gêné- ' raie des termes adoptés dans la formule du premier principe du devoir : il donnera l'indication sommaire des objets de l'assistance , et de l'étendue de cette assistance.
650. Ce premier principe de la science du devoir peut-il être nettement posé?
Et, d'abord, peut-il l'être quant à la détermination des objets de l'assistance? c'est-à-dire du but à accomplir? — Pour répondre à cette question, nous distinguerons le but provisoire et le but définitif.
< Cours de droit naturel^ 28^ leçon.
Le devoir est < le but à viser^ le port à chercher , » que signale le sceptique Montaigne lui-même, dans le passage cité ci-dessus (tom. P', n" 339).
< Scopus Justitise e^t ut alii pei^ciantur, quo finis ultimus possit ob- « tineri. » (Daries, InsiUutionet jurisprudentiœ univertalis, cap. y, S 231.)
GONSGIENGB ET 8GIENCB W DEVOIB.
6B1. Nous répondons afiBrmativenwt i^ U qsm^ tion, en ce qui touche le but pravisùire^
Uhumanité nous parait comprendre résolument qus son but provisoire est de rechercher, par uq tr^Tatt incessant, son but définitif. **- Nous Tavons dit {Voyez n^ 429). une inspiration du sens intime invite saw cessQ notre intelligence à étudier, pour découvrir. Nous accomplissons déjà notre loi, par cela seul qu9 nous obéissons à cette inspiration ^
C'est encore ce que dit très bien Jouiïroy ^ : a h d puis ignorer en quoi consiste ma fin ; je puis ne Ifi « savoir que très incomplètement, et^ dans ces limiteft M même, que d'une manière très obscure et très oonn
H fuse Peu importe! Je suis un être moral, par
<f cala seul que je sais que j'ai une fin, et que mon n devoir consiste à l'acoomplir, » Ajoutons : et à h okerçher,,,., l'Ëvangila l'a dit : k Mundum tradi4^ H disputationibm. »
« La terre est un lieu de souffrance, dont on ne peq| <i espérer Tamélioration que moyennant labeur. .Vérité a de fait ! Sur laquelle se rencontrent parfaitameqt la H religion et la science ^. i>