‹ Conscience et science du devoirChapitre 171 sur 331 · Division de cette réfutation · texte numérisé non relu

Division de cette réfutation

Distinction de deux sortes de

souffrances : 1<* souffrance

qu'on s'impose à soi-même,

pour soi-même ; 2osou£ûrance

et modestes, faisons-leur place en champ-clos. Nous ne pouvons les vaincre qu'avec leurs propres armes. Que M. Simon manie ces armes à son tour ! Il verra qu'on peut échouer avec honneur dans une lutte si difficile !

Ajoutons encore une observation, pour mieux faire apparaître ce qu'il y a d'exagéré dans le mépris de M. Simon contre ceux qui cherchent à tirer parti des passions de l'homme, pour les diriger vers un but désirable. De même qu'il y a des passions égoïstes, de même il y a ime passion contraire à l'égoisme : c'est la charité. £h bien I si un philosophe, se contentant d'une étude superficielle de quelques passages de l'Évangile, prétendait que toute la science da devoir est dans l'instinct de la charité, ne tirerait-il pas parti d'une passion? Ne mettrait-il pas la passion à la place de Vidée? Et cependant l'anathème de M. Simon tomberait-il sur lui, comme sur les partisans ÔQ^Vintérêt limitét ou de V attraction passionnelle?..,. Évidemment non. If.Simon verrait du moins, conune nous, dans la charité^ la préparatioB la meilleure à la science. C'est en la bénissant et l'adorant, qu'il lui donnerait place tout à côté du trône de celle-ci.

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