PARTIE IV. — SCIENCE DU DEVOIR. — UVRE Vn. 3(H
impuissante à trouver la souffrance. — De ces deux suppositions 9 la première est absurde : la seconde seule est admissible. Ainsi le marlyre disparaîtra , parce qu'on se le disputera. Tous les hommes cher- (^hantla palme de l'immolation, on ne trouvera plus de sacrificateurs, pour profiter de la bonne volonté des victimes, devenues impossibles !
686. Conclusion : Dieu veut qu'on règle la sensibilité, mais non pas qu'on letouffe.
Recherchons la souffrance pour nous-mêmes, en ce sens qu'il faut éviter les voluptés qui corrompent.
Recherchons la souffrance dans l'intérêt d'autrui, tant que le règne de la charité ne prévaudra pas sur la terre; compensons, par le dévouement de quelques-uns, l'égoïsme du grand nombre.
Allons plus loin. Croyons même que, pratiqué exceptionnellement par quelques âmes d'élile, l'ascétisme peut apprendre utilement à une société mondaine qu'on peut résister à l'attrait du plaisir jusqu'au sang * ; qu'il peut faire remonter vers Dieu quelques r^ards trop arrêtés eu bas , et inquiéter, sur leurs lits de roses, ceux qui seraient tentés de mettre tout leur espoir dans les biens temporels
En un mot, reconnaissons (comme nous le verrons dans le titre IV) la souffrance comme une des candi" lions f qu'il faut accepter au besoin, du moyen d'arriver à notre but ; mais refusons d'accuser Dieu de cruauté, en faisant de la souffrance, en elle-même, le moyen général par excellence d'arriver à notre but*
* Imitation de J.-C.
OOlfflCIElfCB BT SCnSNCB OU DEVOIIL
TITRE m.
TROISIÈlfB SYSTÈME.