PARTIE IV. •-- 8GIBNGE DU DEVOIR. -• LIVRE VII. 31i
grandes vérités, acceptables en elles-mêmes. Si la pratique des choses humaines était régie par elles, l'état moral des esprits serait bien plus avancé qu'il ne Test.
Et toutefois ces vérités sont insuffisantes, faute du couronnement qui leur manque. La pensée matérialiste, qui subsiste à côté d'elles, les empêche de s'élever à leurs plus nobles conséquences. C'est beaucoup sans doute que d'avertir l'individu d'attendre sou bonheur ici-bas comme une fraction du bonheur de tous : mais c'est toujours lui promettre une fraction, telle quelle, de bonheur dans ce monde : « Totiiis « bonum nihil est qtiam bonum per omnes partes, sea cundum naturalem earum ad se invicem relationem^
« diffusum velut nutritio cujusvis membri cor-
c< ports animalis a nutritione totius massœ sanguineœ « per omnia diffuscBy derivatur *. »
li appartient à une doctrine plus virile de monter plus haut. En présence de la foi à Timmortalité, faisons résolument accepter à Tindividu la loi du sacrifice, toutes les fois que son application sera nécessaire.
Tel est le premier aperçu du quatrième système , qu'il nous reste à développer dans le titre suivant*
1 Gumberland, De legibus naturcR, cap. vi, § 2.
< Unum débet esse omnibus propositum, ut eadem situtilitas nnius- « cojusque et universorum. » (Cic., De offie,, lib. I.)
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TITRE IV