‹ Conscience et science du devoirChapitre 186 sur 331 · PARTIS IV. ~ SCIENCE DU DEVOIR. — UVRE VH · texte numérisé non relu

PARTIS IV. ~ SCIENCE DU DEVOIR. — UVRE VH

714. Adoption du 4® système, expli- vie, par le oévoubhent de

que dans ce titre. l'individu , espérant , dans

715. Formule du 1«' principe du de- une autre vie,8A récompense.

voir, d'après ce U^ système : 716. Concordance de la raison et de RECHERCHE DU PERFECTIONNE- la foi révélée, sur l'adoption

MENT DE l'espèce DANS CETTE de ce l^*^ principe.

702. Pour chercher le premier principe de la science, ne prenons pas pour point de départ les droits^ comme on le fait dans les trois premiers systèmes. Nous savons que, sous l'apparence des droits, se trouvent, en réalité, les devoirs (tomel, n^^ 188 à 194).

703. Ne parlons pas, comme les deux premiers systèmes, de Vindividu seulement. Nier l'existence de Yhumanité et son perfectionnement, c'est adopter une philosophie étroite et triste.

Ne parlons pas, comme le troisième système, de l'humanité seulement. C'est tomber dans une autre exagération. Âhrens * signale avec force les inconvénients de ce panthéisme humanitaire, qui produit la destruction des individualités. « L'humanité, dit-il, ce est un grand homme qui se développe, dans ses dia vers membres et ses diverses fonctions, comme un

c< corps organique » Mais cependant, « tous les

ce membres organiques de l'humanité sont des êtres « vivants, substantiels, doués de spontanéité, de perce sonnalité, dont le principe éternel, indestructible, « s'oppose à ce qu'ils soient considérés comme de purs ce instruments dans l'organisation humanitaire »

1 Cours de droit naturel^ partie générale, chap. ii, S 5. « U faut toujours préférer les intérêts du tout dont on est partie, à ceux « de sa personne en particulier, toutefois avec mbsube et discrétion. » (Descartes, Lettre V à la princesse palatine^ édition Garnier, tom. III.)

314 GONBGIBlfCB BT SGIBlfGB DU DEVOIIL

ce Les sphères supérieures peuvent bien modifier k ce droit des sphères inférieures» mais sans ^ab80^ « ber. »

c( Devant riniini, dit avec raison Jean ReynaudS « le très grand et le très petit se trouvent de même a condition. »

704. Avec les trois premiers systèmes, nous tombons encore dans FiDconvénient u de disjoindre y>, suivant l'expression de Montaigne » a les deux pièces de € notre être. » Le second système oublie l'existence du corps ; le premier et le troisième oublient Texistmce de l'âme. Erreur des deux côtés. — Certes, dit^on, d'une part, le matérialisme a raison d'affirmer que ce le bien-être n'a pas été présenté à l'homme dans oe « monde, pour qu'il passe sa vie à le repousser^. » Mais faire, soit de l'individu, soit de l'espèce, un être cherchant à attirer à lui le plus qu'il peut de ce bonheur terrestre seulement , c'est donner bien peu a l'individu. — Certes, d'autre part, l'ascétisme a raison de voir notre fin dernière ailleurs que sur la terre, et de répéter, avec Domat : « Le souverain bien, c'estc< à-dire Dieu, est la destination de l'homme : rien ce ici-bas ne la remplit. » Mais de ce que cette destination ne s'achève qu'ailleurs, conclure qu'elle ne com' ' mence même pas ici-bas, c'est donner trop peu à l'espèce.

705. Tous ces inconvénients disparaissent par l'adoption d'un quatrième système. — Ce dernier signale

* Terre et Ciel, p. 247.

■ RoMi, Traité de droit pénal.

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