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PARTIE IV. — SaENGE DU DEVOIR. — UVRE VUI

3® Âu-dessus de la famille^ la commune dont il est membre * ;

4® Au-dessus de la commune, apparaît Vêtre coU lectif appelé peuple^ nation, état, ou société. — Ces quatre mots sont employés souvent comme synonymes. — Quelquefois une analyse plus attentive distingue les deux premiers des deux derniers.

Les mots nation et peuple indiquent surtout une race d'hommes unis par la communauté d'origine. (Les caractères spéciaux de la race subsistent longtemps encore y quand même les restes morcelés de cette race sont soumis à des pouvoirs sociaux différents : bien plus, quand même les individus sont^ comme les Juifs, dispersés sur tout le globe.)

Les mots état et société indiquent plutôt la juxtaposition d'hommes rassemblés dans certaines limites géographiques, et unis par la communauté du droit, ou pai*la communauté de certaines branches du droit :

Par la communauté du droit, quand une seule et même législation les régit, en les plaçant sous les mêmes lois politiques et privées.

Par la communauté de certaines branches du droit, quand ils sont soumis à la même autorité politique, tout en restant régis par des lois privées différentes.

Ces lois privées différentes peuvent être territo^ rialeSf ou être personnelles.

L'exemple d'hommes soumis à une même autorité politique , et vivant cependant sous des lois privées

* Ou toute autre corporation du même genre, moins étendue ou plus étendue que la commune : fabrique^ collège, canton^ etc.

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territoriales différentes, se présentait en droit romain, dans la condition des peregrini, c'est-à-dire des habitants des provinces romaines. Sujets de Rome, ils obéissaient aux proconsuls qu'elle leur envoyait : mais ils gardaient cependant leurs institutions particulières. — L'exemple se présente aussi, de nos jours, dans la condition de certaines peuplades arabes, tributaires de la France, en Algérie.

L'exemple d'hommes soumis à une même autorité politique^ et vivant cependant sous des lois ptnvées personnelles différentes, s'est présenté en France, après l'invasion des Francs. Gaulois et Francs ont, pendant quelques siècles, vécu côte à côte, sur le même territoire, obéissant au même pouvoir polUiqw, mais gouvernés, dans leurs intérêts privés^ les uns par la loi salique, ou ripuaire, les autres par la loi romaine.

S^" Ce fractionnement des hommes, en nations ou sociétés diverses, laisse des regrets. On peut souhaiter de voir venir le jour de la réunion des peuples dans l'unité. Heureux jour, où le triste nom d'étranger s'^effacerait des langues humaines, emportant avec lui des luttes d'intérêts et de principes, que le patriotisme exclusif traduit en guerres ! — Pour tendre, au moins en partie, à ce résultat , quelques nations constituent parfois entre elles, par une fédération, un être collectif, qui, dans la division proposée par Ahrens, s'élève à la cinquième place.

Une fédération est, pour ainsi dire, une nation de nations. — Ces nations conviennent de s' unir par une obéissance commune à un pouvoir central , établi au

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