‹ Conscience et science du devoirChapitre 217 sur 331 · PARTIE IV. — SCIENCE DU DEVOIR. — LIVRE Vm. 36S · texte numérisé non relu

PARTIE IV. — SCIENCE DU DEVOIR. — LIVRE Vm. 36S

milieu d'elles. Ce pouvoir est ordinairement une diète, assembléoN supérieure composée de délégués de ces nations. Cette diète a le droit de statuer sur certains points désignés qui intéressent l'association ; elle juge notamment les démêlés qui s'élèvent entre les nations associées. Mais chaque nation associée se ré« serve une autorité indépendante en ce qui concerne tous les points d'administration intérieure, qui restent en dehors de la juridiction de la diète.

a La confédération des peuples peut se revêtir de (c deux formes principales ; elle peut prendre : 1® la « forme d'aune confédération d'Etats, ou 2*» la forme ce d'un Etat confédératifK Quoique ces deux espèces c< puissent encore présenter des nuances assez variées, « et se rapprocher l'une de l'autre, elles se distinguent « cependant entre elles en ce que, dans l'Etat confé- « dératif, la souveraineté est plus concentrée dans le c< pouvoir central, tandis que, dans la confédération a d'Etats, elle est plus départie aux divers Etats parc ticuliers qui forment l'union. Dans l'une, les Etats a forment plus une unité supérieure, tandis que, dans € l'autre, ils ne se trouvent que dans un rapport d'ac grégation. Dans l'histoire politique, la confédéraa tion d'Etats se montre généralement la première, <i parce que les Etats particuliers, en formant l'assoa ciation, sont encore jaloux de leurs prérogatives, M de leur indépendance, et n'en sacrifient pas plus

^ Les ptft)licistes, en Allemagne, ont distingué avec raison, lors de la constitution de la confédération rhénane et de la confédération germanique, entre ces deux formes, désignées, l'une sous le nom de Staaten- Bund^ et Pautre sous celui de Bunde-Siaat,

« quHl n'est exigé par les nécessités de la vie com- (( mune. Mais à mesure qu'une telle confédération se c( développe , les membres de l'union sentent de plus (( en plus le besoin d'un pouvoir central plus fort pour « maintenir l'union intacte ; et la confédération se (( rapproche alors du moment, peut-être critique, où a il n'y a que l'alternative de dissoudre l'union, ou de a la constituer sur une base qui donne au pouvoir a central, en lui confiant tout ce qui est d'intérêt gé- « néral, assez de puissance pour exécuter les décisions c de l'autorité suprême. Les Etats-Unis, la Suisse et c( l'Allemagne présentent des nuances diverses de « cette confédération d'Etats; mais, chez ces peu- « pies, les besoins d'une union plus forte et plus cen- « traie deviennent tous les jours plus pressants *. »

6® Enfin, dans la division des êtres proposée par Ahrens, sur le plan le plus élevé, se présente l'être collectif par excellence, l'humanité.

756. C'est par corrélation à cette division des êtres libres, qu'Ahrens partage le droit en six branches, sous les noms suivants : droit individuel; droit familial ; droit communal ; droit national ; droit fédéral ; droit humanitaire f ou cosmopolite.

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