‹ Conscience et science du devoirChapitre 221 sur 331 · Signalons ici, lecteur, une observation importante · texte numérisé non relu

Signalons ici, lecteur, une observation importante

On présente ordinairement \e droit des gens et le droit international comme contenant des règles générales réciproques, qui lient les nations entre elles de la même manière. — Mais ce point de vue, suivant nous,

ne peut pas être admis , du moins sans distinction, n. 2ft

Ce point de vue est souvent exact quant au droit international fédéral, résultat d'une convention basée ordinairement sur la réciprocité.

Mais quant au droit des geyis et au droit interna' tional non fédéral, ce point de vue est plus rarement exact. Chaque peuple trace lui-même, comme il l'entend, sa règle de conduite au-delà de ses frontières, comme il la trace en deçà.

Et d'abord, les peuples ne sont nullement d'accord pour adopter les mômes règles en ce qui touche le droit des gens propi*ement dit; c'est-à-dire en ce qui touche les rapports qu'ils ont avec les individus étrangers qui viennent leur demander l'hospitalité.

Quant aux règles du droit international, les forces plus ou moins équilibrées, les intérêts respectifs, plus ou moins semblables de part et d'autre, produisent, en fait, une conformité plus fréquente. Mais ce résultat ne doit pas produire illusion, jusqu'à faire croire à l'identité absolue de ces règles. — C'est du pouvoir propre de chaque nation que vient sa soumission au droit international, qu'elle se fait. En conséquence, ce on peut dire que chaque nation a son droit intemar <( tional *. )) — Falck- répète la même observation en ces termes : c< Chaque Etat a adopté, comme règle, « un système de principes de droit international, c< tels qu'ils se trouvent actuellement développés et

* EBchbach, Cours d'introdiiction^ part, i, chap. ii, sect, ii, n« 3,

• Cours d'introduction, chap. i, § 46.

Jusqu'au traité qui vient d'ôtre signé cette année, les pevples de TEurope écartaient la Turquie du concours européen. — Un oertain nombre de peuples viennent de l'y admettre. Les autres ne l'ont pas fait encore. Voilà un droit intemationnl relatif.

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