PARTIE rv. — SaENCE DU DEVOIR. — LIVRE VHI
a États les plus faibles croyaient trouver une protec- « tion contre les plus puissants, plutôt qu'une doctrine « reconnue dans la pratique. Ce n'est pas seulement a dans ces derniers temps qu'on a vu les règles qui « devaient valoir comme droit des gens, mises de côté « quand elles n'étaient pas d'accord avec l'intérêt des « Ëtats. Au contraire y toute l'histoire nous enseigne « que la force physique, au service d'une politique « égoïste^ ne trouve ordinairement qu'un frein insuf* « fîsant dans l'usage établi et dans la morale. »
771 . Nous ne sommes point aussi pessimiste. Nous croyons que les relations entre les peuples seront dirigées de plus en plus par la charité, et que leurs intérêts s'identifieront de plus en plus. — Nous croyons même, avec Eschbach *, « qu'un jour peut-être, tous les États « de l'Europe se fédéraliseront, pour se garantir mu- « tuellement leurs droits. » Avec Ahrens®, nous affira mons que « l'idée d'une telle confédération ne peut c< plus être considérée comme chimérique. » Bien plus, avec le même auteur, nous disons que ce l'idée « d'une association de toute l'humanité (qui certes est « encore bien éloignée), ne peut être considérée non « plus comme une chimère '. »
Si ce résultat arrivait dans la suite des temps, alors s'effacerait la division quadripartite expliquée dans ce titre.
^ Cours d'introduction^ partie I, chap« u, sect. 3, S 3*
* Cours de droit naturel {Philosophie du droity partie générale, chap. ii,
S 11)s Id.,ibid.
L'auteur cite les ouvrages qui se sont occupés des pensées de confédé*nttion européenne ou universelle.
A la place d'un droit naHonalf d'un droit des gens^ d'un droit international fédéral et d'un droil titrernational proprement dit, il n'y aurait plus, sur notre globe, qu'un droit déterminàteue unitersel.
TITRE IIL
grandes divisions du droit SÂNCnONNATEUR : Diorr SANcnoNNATscm do droit national, du droit des OBNS, V9 DMfr