PARTIE IV. — SaENGE DD DEVOIR. — UVRE I
Nous pouvons parler du devoir, sans jetei* sur ces mystères un regard dont la curiosité ne pourrait être complètement satisfaite. Jurisconsulte, c'est-à-dire philosophe pratique, ne nous laissons point arrêter par les plus séduisantes utopies ! N'admettons, dans notre enseignement, que les éléments qui paraissent apporter une certitude logique suffisante.
TITRE V
RAPPORTS SPÉGUUX DE LA SCIENCE DU DEVOIR AVEC LA QUESTION DE LA PERFECTIBIUTÉ DE L*ÉTRE HUBIAIN.
« HtiinaDS rationi natarale esse Yidetar, ut gradatim • ab imperfecto ad perfectmn -veniat. »
(Sai;<t-Thohas, Somme de Théologie,)
h±^. Division de la question de la perfectibilité de l'être humain.
416. La question de la perfectibilité de Têtre humain doit être examinée sous deux aspects : 1 ^ dans l'individu; 2** dans l'espèce. — Ce double examen fera l'objet des deux chapitres de ce titre.
dition de M. Jean Reynaud soit dans le vrai, en attestant que, « ni l'auto- I rite des conciles^ ni les définitions de l'Ecriture, ni le consentement de* I Pères ne décident la question d'école d'éternité des peines^ » pag. 384.
Nous, qui avons cherché, dans la sanction, l'amélioration des coupables {n»»221, 222), nous sommes vivement ému en lisant les belles pages où Tauteur demande pourquoi Dieu conserverait ces coupables, si ce n'est pour let sauver?,,. Et comment le bonheur des élus eux-mêmes ne serait pas altéré, quand, semblables au paraljrtique qui voit un frère dans un danger dont il ne peut le défendre, ils contempleraient ceux qu'ils ont aimés dans un état de souffrance que rien ne pourrait soulager ?... — « La tempête ranime les fleurs
< desséchées, dit Tauteur ; telle est l'image des vengeances de Dieu : ses « colères môme sont des bienfaits.... Toutes les âmes finiront par revenir
< à la ligne droite qui s'élève. »