‹ Conscience et science du devoirChapitre 245 sur 331 · PARTIE IV. ,- SCIENCE DU DEVOIR. -- UVRE IX. 4H · texte numérisé non relu

PARTIE IV. ,- SCIENCE DU DEVOIR. -- UVRE IX. 4H

La vieillesse y trouve radoucissement des approches de la mort.

• La famille est le centre des plus chères affectioiis.

C'est aussi, par cela môme, le centre des devoirs et des droits. L'individu ne peut se concevoir, sans les divers personnages que lui donnent successivement les noms de fils, d'époux, de père. A ces noms se rattachent des séries de services à rendre. Ainsi le droit de famille apparaît, produisant entre les hommes :

1® Des rapports d'assistance réciproque ;

2® Des rappQrts spéciaux d'autorité et d'obéissance.

804. 1® Des rapports d'assistance réciproque» — Les affections que la famille suppose ne doivent pas être stériles. Elles réclament une assistance active. Cette assistance se présente, comme nous l'avons déjà dit, sous des formes étroites ; sous des formes variées aussi, pour prodiguer mille soins physiques , intellectuels , moraux ; source de sécurité pour la personne qui les reçoit , source d'un bonheur plus grand pour la personne qui les donne !

808. 2® Des rapports spéciaux d'autorité et d'obéis^ sance. — L'âge, le sexe, l'état de l'esprit, distinguent les hommes entre eux. En présence de ces inégalités, quoi de plus souhaitable que de confier les membres de la famille qui ont besoin de recevoir une protection, aux membres de la famille qui peuvent en donner une?

Les premiers ont ainsi, envers les seconds, un devoir d'obéissance, dont le cœur, encore plus que l'in'telligence, demande la pieuse observation.

Les seconds ont, envers les premiers, un devoir d'au-

tenté, OÙ leur cœur trouve aussi une satisfaction, la ssitisfaction de guider utilement ceux qu'ils aiment.

806. Cest ainsi que la société, se souvenant qu'elle est issue de la famille, rend à la mère dont elle est née une part dans la direction des actious humaines.

Un pouvoir domestique, véritablement demi-consti' tutionnel, est délégué, par les grands corps de TËtat, à la magistrature auxiliaire de Tépoux, des ascendants, des collatéraux, des alliés, des amis. Quand le père dicte à ses enfants une ligne de conduite, il exerce unepartdupout;otr législatif. lia, pour faire observer ses ordres, un certain pouvoir exécutif. Enfin, un pouvoir judiciaire lui appartient, qui, dans le système de nos Ck)des, peut aller jusqu'à ordonner le séjour momentané de l'enfant dans les prisons de l'Etat.

Dans le droit du mari sur la femme, de la femme à quelques égards sur le mari, des parents statuant en conseil defamille sur certains intérêts de leurs parents, dans le droit qu'un collatéral, agissant individuellement) exerce en demandant l'interdiction d'un parent aliéné, il y a une semblable délégation d'un droit demiconstitutionnel.

Ce droit n'est constitutionnel (^yx'^àemi. En effets il faut le reconnaître, l'autorité confiée à la famille n'est pas une mission tout-à- fait aussi désintéressée que l'autorité constitutionnelle proprement dite.

Prenons, pour^ exemple, la puissance paternelle. A côté des sacrifices et des préoccupations qu'elle impose au père et à la mère, elle leur apporte un bien inappréciable, le moyen d'assurer le bonheur de ceux

Page 1