‹ Conscience et science du devoirChapitre 244 sur 331 · PARTIE IV. — SCIENCE DU DEVOIR. — UVRE IX · texte numérisé non relu

PARTIE IV. — SCIENCE DU DEVOIR. — UVRE IX

cette responsabilité comme peu compatible avec la mission, tout intérieure, de la femme dans la famille.

L'honnêteté : L'égalité des conditions, proportionnelle aux devoirs accomplis, demande qu on punisse les hommes qui troublent l'ordre, en leur déniant le soin de régler cet ordre, dont ils ne veulent pas.

C'est ainsi que, dans une nation de trente-six millions d'habitants, les droits politiques peuvent raisonnablement n'appartenir qu'à douze ou treize millions, au plus, de citoyens.

D'après quel critérium fixera-t-on les degrés suflSsants d'honnêteté et d'intelligence nécessaires pour participer au choix du pouvoir constitu4int? ou au choix du pouvoir constitué? ou pour exercer l'un ou l'autre? Grand mystère! Grandes difficultés ! Le problème a reçu bien des solutions diverses. Nous n'avons pas à entrer ici dans ces détails.

L'esprit du temps où nous vivons est la tendance à élargir, de plus en plus, le cercle de la concession de la souveraineté; c'est-à-dire, à appeler le plus grand nombre possible de membres de la nation aux diverses applications de l'exercice de cette souveraineté.

801 . Créés par le droit politique, les divers pouvoirs fonctionnent. Ils font les autres branches du droit, en protègent l'observation, ou en éclairent l'application.

C'est sous la tutelle du droit politique que ces autres branches du droit vont se développer. « Jus privaium sub tutela juris publici latet, » a dit Bacon.

Parlons maintenant de ces autres branches.

802. 2® Subdivision du droit national déterminà- TEUR. — Droit de famille.

410 GONSaENCE ET SCIENCE DU DEVOIR.

Le droit de famille règle Tassistance, et rautorité et Tobéifisance dans la famille.

La famille, dans le sens le plus étroit du mot, c*est la réunion du père, de la mère et des enfants sous le même toit.

Dans un second sens, c'est la réunion de toutes les personnes unies parla parenté. La parenté est le lien du sang qui joint deux personnes descendant Tune de Tautre, ou descendant toutes deux d'un auteur commun.

Mais Falliance produit, entre un conjoint et les parents de son conjoint, des relations d'intimité semblables à celles qui unissent des parents. — Puis le dévouement de Taffection peut imiter la nature, en créant des parentés civiles, par l'adoption et la tutelle officieuse. — Enfin l'ami ne peut-il pas être appelé à aider ou remplacer les parents ou les alliés, dans le soin du bien-être de son ami ? — Par ces annexes, la famille s'agrandit. Alors, dans un troisième sens du mot, elle devient la collection des personnes unies par les liens de mariage, de parenté, d'alliance, d'adoption, de tutelle officieuse, et enfin quelquefois d'amitié.

Qu'arrivera-t-il, si la famille vient à mlanquer tout entière à l'individu? Alors l'État prend la place de la famille absente, pour protéger le malheureux qui reste isolé.

803. Vœ soin a dit l'Écriture. Les rapports avec des êtres aimés charment et consolent la vie. L'enfance reçoit les soins maternels. La jeunesse travaille dans l'espoir de créer une famille à son tour. L*àge mûr place, dans cette famille, ses intérêts et ses plaisirs.

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