PARTIE IV. — SaENCE DU DEVOIR. -- LIVRE III. iSS
tôt nos devoirs envers autrui que nos devoirs envers Dieu. ^.. Oui : il sanctionnera plus attentivement l'obligation de ne pas nuire que l'obligation d'être utile. — Enfin il hésitera vingt fois, je le veux bien, avant de poursuivre l'application du juste jusque dans la recherche de la pensée coupable...
Mais (c'est notre conviction bien arrêtée) nous croirions blasphémer, si nous disions h ce législateur, devenu ridicule à force d''impuissance :
c< Défense a toi de t'occuper jamais de Dieu! c< Défense a toi de jamais exiger la bienfaisance ! « Défense a toi d'essayer jamais de réfor*mer la
a PENSÉE ! »
Suivant nous, le droit peut souvent, mais il neidoit pas TOUJOURS laisser à la morale la réglementation de ces graves exigences du devoir.
Nous trouverons donc seulement ci-dessous (dans notre titre III), des différences accidentelles et transitoires, enti*e les objets du droit {direction sociale) j' et les objets de la morale {direction individuelle qui veut et doit rester individuelle).
TITRE IL
RÉrUTATION DES SYSTÈMES QUI DISTINGUENT LES OBJETS DU DROIT POSITIF, ET LES OBJETS DU DROIT NATUREL, PAR DES CARACTÈRES ESSENTIELS.
• 11 n'y a point de droit contre le droit. •
(BOSSUBT.)
523. Vague des systèmes qui distinguent les objets du droit positifs et les objets du droit naturel, par des caractères essentiels.
526. RaisoH du vague de ces systèmes. — Grande difficulté de concevoir la distinction des objets du droit positif» et des objets du droit naturel, par des caractères essentiels.
525. Les systèmes qui essaient de ''^ distinguer les objets du droit
positif, et les objets du droit naturel, par des caractères essentiels, n'aboutissent qu'à mettre soit le droit positif, soit le droit naturel, en de- , hors du droit,