‹ Conseil judiciaire; comédie en trois actesChapitre 66 sur 107 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

MADAME DE STRADE, à Pauline.

Je voulais justement aller te voir... on m’a dit que tu habitais chez ton père. La brouille est donc complète entre toi et M. Thomery?

PAULINE

Oh!... complète.

MADAME DE STRADE.

Moi, ma chère, c’est tout le contraire; je me suis réconciliée avec M. de Strade !...

Tout à fait?...

MADAME DE STRADE.

Non... mais enfin, pour le moment, j’abandonne ma demande en divorce! Mon mari m’a suppliée en pleurant !... Et moi, je ne peux pas voir pleurer un homme !

BOISROBIN, bas.

Si vous m’aviez dit cela...

MADAME DE STRADE.

En somme, c’est encore moi, qui paie les frais... Qu’estce que je vous dois, monsieur Pagevin?

PAGE VIN

Mon maître-clerc vous le dira...

boisrobin.

Je vais vous conduire à son bureau, si vous le vouz bien...

MADAME DE STRADE.

Volontiers! (a Pauiiae.) Oh! la belle violette!... A cette époque combien ?

PAULINE

Vingt francs !

madame de strade.

Ce n’est pas cher!

P A GE VI N, à part, avec une grimace.

C’est pour rien!... Vingt francs '...

MATHIEU, qui vient d’entrer.

Monsieur! Ils sont toujours là.

PAGEVIN

^ Qui ça?

MATHIEU

Les onze autres.

PAGEVIN

Eh !... Au diable !... Ils m’ ennuient !... C’est insupportable !

MATHIEU

Ils font un chabanais!... Le major a déjà cassé deux chaises!...

BOISROBIN.

Débarrassez-vous en... Expédiez-les !

COURVALOIS.

C’est ce qu’il y a de plus simple !...

PAGEVIN

Ça ne va pas traîner!... Quel métier! bon Dieu! quel métier !...

Il sort, suivi de Mathieu.

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