ACTE DEUXIÈME
COURVALOIS.
Allons donc!
PAULINE
Oh!... une tête d avoué !... Çan’apas d’importance!...
COURVALOIS.
C’est vrai alors?... (Riant.) Tu as fait sa conquête?
PAULINE
Mais non!... Il est très bon pour moi, très indulgent, voilà tout !
BOISROBIN.
Et le plus drôle c’est qu’il s’imagine faire de vous tout ce qu’il veut!
PAULINE
Alors, il n’est pas exigeant !
madame de strade.
Et ton mari? Où en es-tu avec lui?
PAULINE
Je ne l’ai pas revu depuis l’audience! Et il ne me donne même pas de ses nouvelles!
BOISROBIN.
Comment!... Il ne vous a pas écrit?...
COURVALOIS.
Une seuledettre!
PAULINE
Que je lui ai renvoyée sans l’ouvrir. Et depuis, plus rien... r r
BOISROBIN.
Dame!... Ecoutez donc... ce n’était guère encourageant!...
PAULINE
Enfin, il s’amuse là-bas, et je suis bien décidée à
l’imiter, au lieu de m’ennuyer comme je le fais depuis notre séparation...
MADAME DE STRADE.
Une idée!... Nous partons à Royat... viens avec nous...
PAULINE
Oh! je ne demande pas mieux, (a Courvaiois.) Tu veux bien, papa?...
GOURVALOIS.
Moi!... Non. Ah! si. Je vais voir... réfléchir... (Tirant sa montre.) Si Léontine...