‹ Conseil judiciaire; comédie en trois actesChapitre 67 sur 107 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

COURVALOIS.

Allons donc!

PAULINE

Oh!... une tête d avoué !... Çan’apas d’importance!...

COURVALOIS.

C’est vrai alors?... (Riant.) Tu as fait sa conquête?

PAULINE

Mais non!... Il est très bon pour moi, très indulgent, voilà tout !

BOISROBIN.

Et le plus drôle c’est qu’il s’imagine faire de vous tout ce qu’il veut!

PAULINE

Alors, il n’est pas exigeant !

madame de strade.

Et ton mari? Où en es-tu avec lui?

PAULINE

Je ne l’ai pas revu depuis l’audience! Et il ne me donne même pas de ses nouvelles!

BOISROBIN.

Comment!... Il ne vous a pas écrit?...

COURVALOIS.

Une seuledettre!

PAULINE

Que je lui ai renvoyée sans l’ouvrir. Et depuis, plus rien... r r

BOISROBIN.

Dame!... Ecoutez donc... ce n’était guère encourageant!...

PAULINE

Enfin, il s’amuse là-bas, et je suis bien décidée à

l’imiter, au lieu de m’ennuyer comme je le fais depuis notre séparation...

MADAME DE STRADE.

Une idée!... Nous partons à Royat... viens avec nous...

PAULINE

Oh! je ne demande pas mieux, (a Courvaiois.) Tu veux bien, papa?...

GOURVALOIS.

Moi!... Non. Ah! si. Je vais voir... réfléchir... (Tirant sa montre.) Si Léontine...

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