AC A E DEUXIÈME
MATHIEU
Tout de suite ! (Appelant à l’étude.) Monsieur le major !
TUBEUF, entrant.
Qu’est-ce qu’il y a? (saluant.) Madame...
MADAME PAGEYIN.
^ C’est mon mari, qui vient de s’évanouir, là, subitement.
TUBEUF
S’évanouir !... Ah ! ah !
Il tâte le pouls à Pagevin.
PAGEVIN,* à sa femme.
Béatrix, un verre d’eau, je te prie, j’ai soif.
MADAME PAGEVIN
Tout de suite, mon chéri...
Elle va à la carafe.
PAGEVIN, à Tubeuf. ^
C’est compris ? Royat ?
TUBEUF.
Oui ! mais mille francs ? Dib£ct»cn
a.tb£
PAGEVIN
Oui!
MADAME PAGEVIN, revenant avec un verre d’eau.
Eh bien, docteur?
TUBEUF
Chut ! silence! je compte les pulsations!
PAGEVIN
Major, je n’ai pas plus de forces qu’un enfant !...
TUBEUF
Tirez la langue! Bon ! Bon ! Je vois ce que c’est... C’est très grave !
MADAME PAGEYIN.
Ah ! mon Dieu !
TUBEUF
Mais cane sera rien! Il est éreinté, vanné, fini... (Bas à madame Pagavia.) Vous n’êtes pas raisonnable! Faut qu’il se retape... et vivement!... Les eaux, il n’y a que ça!...
PAGEYIN, faiblement.
Vous croyez, major?
MADAME PAGEYIN.
Les eaux?... Quelles eaux?
TUBEUF
Les eaux minérales... Une bonne saison à... Royat... et il n’y paraîtra plus!
MADAME P AGE VIN
Hé bien! au lieu d’aller à Veulettes, [nous irons à Royat.
TUBEUF
Ah ! non, minute ! Pas vous ! Tout seul, lui, tout seul !
MADAME PAGEVÏN.
Comment?
TUBEUF
Pas de batifolage! A la plus petite escapade, couic... bonsoir !
MADAME PAGEYIN.
Oh ! si ce n’est que cela! Je vous jure...
TUBEUF
Enfin... pas de femme, quoi? ou je ne réponds de