SCÈNE XX
Les Mêmes, BAZOGHE, VICTOIRE.
VICTOIRE, entrant.
Voilà le médecin !...
MADAME P AGE VIN
Le docteur Bazoche !
PAGEVIN, à part.
i * Sapristi!
TUBEUF, à part.
Raté !
Victoire sort par le fond.
RAZOGHE, entrant.
Madame... Messieurs!... Où est le pauvre malade ? (Gaiement.) lié ! c’est mon propriétaire ; heureusement que je suis arrivé ce matin de Vichy. Voyons, qu’y a-t-il?
MADAME PAGEVIN
Docteur, mon mari vient de se trouver mal !
BAZOCHE
Ah ! très bien !
Il essaie de prendre le poignet de Pagevin, qui recule et cache ses mains.
Oh ! ce n’est rien ! Par bonheur, votre savant confrère, le major Tubeuf s’est trouvé là... il m’a examiné...
TUBEUF
11 n’y a plus rien à faire !
BAZOCHE
Très bien ! (il parvient à saisir la main de Pagevin et lui tâte le pouls.) Nous allons voir ça!
Il consulte sa montre.
TUBEUFj à part.
Comment, il s’incruste?
BAZOGHE, tâtant le pouls.
Dites-moi... Il n’y a jamais eu de mort subite dans votre famille ?
PAGEVIN, inquiet.
• Mais non...
me demande-
je ne pense pas...
■t-il ça ?
Tubeuf.) Pourquoi
BAZOGHE, à madame Pagevin.
Et dans celle de madame?
MADAME PAGEVIN
Non!.. Si!.. Un cousin, il y a dix ans, dans un accident de chemin de fer.
BAZOGHE.
Ce n’est pas héréditaire.
MADAME PAGEVIN
Ah ! tant mieux !
BAZOGHE, riant.
Je crois qu’une ou deux douzaines de sangsues...
PAGEVIN
Hein?
TUBEUF, brusque.
Pardon, cher confrère, deux mots à vous dire en particulier !...
bazoche.
Une consultation? Volontiers, mon cher confrère \
Ils vont à l’avant-scène de droite.