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telle sorte qu’elle s’abaisse soudainement en-s’avançant en arrière et que la queue semble sortir du milieu de la fesse. Cetle particularité se remarque surlout chez le cheval irlandais; de la vient sans doute que prévaut encore en Irlande l'usage de cette abominable opération qu'on nomme niquetage, qui a pour but d'améliorer l'apparence de l’animal, mais qui réellement ne fait que rendre pire ce qui n’était que mauvais. Lorsque la croupe se rapproche de la ligne perpendiculaire, presque tous les muscles de l’arrière-main sont courts, ramassés, et doivent agir dans des conditions désavantageuses, attendu que les leviers qu’ils font agir sont dans ce cas comparativement irop courts.
La différence entre ces deux espèces de croupes est facilement appréciable, et le moins expérimenté n’a, pour s’en rendre compte, qu’à placer un bon cheval de chasse anglais à côté d'un cheval commun irlandais et à se metre à quelques mètres derrière eux. Bien que la croupe horizontale soit préférable à la croupe ravalée, on ne doit pas croire que cette dernière
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soit un défaut radical. Certainement il nuit beaucoup à l’apparence du cheval, quelque parfaite qu’elle puisse être sous tous les autres rapports; mais très-souvent ces chevaux sont excellents et les chevaux irlandais notamment ont une réputation méritée de bons sauteurs.
Les FESSES ne peuvent jamais, dans aucun cheval, être ni trop larges ni trop profondes. Elles ont une grande influence sur la force et la rapidité, et pour qu’un cheval soit capable de supporter de grandes fatigues, il faut que cette partie soit bien développée. Chez quelques chevaux, les fesses manquent de profondeur, chez d’autres de largeur; mais le défaut le plus ordinaire est le manque de développement latéral, et, dans ce cas, le cheval n’est pas assez large des hanches. Bien souvent les trois défauts sont réunis. Le premier, celui où les fesses manquent de profondeur, est généralement accompagné de | mouvements lents et courts; le cheval ne peut faire de grandes enjambées, surtout au petit galop et en course; rarement on lui trouve une aptitude remarquable soit pour le trait soit pour
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la selle. Dans le second cas, celui où les fesses manquent de largeur depuis los de la hanche en se dirigeant en arrière, ce défaut est très-souvent accompagné d’une croupe ravalée ; il offre à peu près les mêmes inconvénients que le premier, à moins que ce manque de largeur ne soit compensé par de Ja profondeur. Le manque de développement latéral a pour conséquence ordinaire l’exiguité des reins et l’on ne peut s'attendre à rien de bon de chevaux ainsi conformés; ceux qui, doués d’une énergie extraordinaire, parviennent à rendre de grands services, s’usent rapidement. Lorsque les os des hanches se projettent extraordinairement, on dit que le cheval est mal hanché, et, si les hanches sont saillantes pour toute autre cause que par la misère, cela provient de l’exiguité des reins ou du défaut d’ampleur des muscles de la cuisse. Il y à encore un autre défaut dans les fesses, c’est lorsqu'elles s’avancent du côté de la croupe et qu’elles forment une protubérance aiguë. Cette conformation se présente rarement seule, mais le plus
souvent elle est combinée avec lexiguité de