‹ Conseils aux acheteurs de chevauxChapitre 15 sur 62 · PP PTS · texte numérisé non relu

PP PTS

Ge 7, A8 toutes les parties de larrière-main et elle donne toujours au cheval un cachet de faiblesse.

La position des JAMBES DE DERRIÈRE Varie autant que celle des jambes de devant; lorsque le cheval est placé d’aplomb et que les pieds sont directement vis-à-vis l’un de lautre, la pince, ou extrémité du sabot, ne doit pas dépasser une ligne tombant perpendiculairement de la pointe de la rotule. Pour les chevaux de course, plus le pied est en arrière de cette ligne, mieux cela vaut. Chez les chevaux hauts sur Jambes, l’on voit généralement les pieds de derrière dépasser cette ligne, ce qui rend leurs allures courtes. Il faut que l'extrémité du sabot soit placée directement en avant; si elle tourne en dehors c’est que les jarrets sont trop rapprochés du corps, et si elle tourne en dedans, c’est que les jarrets sont trop en dehors.

Quelquefois le membre postérieur tout entier, depuis le grasset jusqu’au pied, décrit une courbe convexe en dehors, ce qui est toujours accompagné de mouvements maladroits et d’allures

irrégulières ; un tel cheval use ses fers très-ra-

pidement, et je suis disposé à croire qu’il est plus que tout autre sujet aux maladies de la rotule du genou. Les chevaux de trait sont plus que d’auires exposés à cette défectuosité; il arrive que chaque fois qu'ils avancent la jambe postérieure, elle tourne sur le pied comme sur un pivot.

En regardant le cheval par derrière, les jambes doivent être bien placées et perpendiculaires au sol, sans inclinaison en dehors ou en dedans soit des jarrets soil des boulets. Chez un grand nombre de vieux chevaux qui ont beaucoup travaillé, et même chez quelques jeunes individus, l'intervalle entre la partie supérieure des cuisses est trop grand et il indique le manque de développement musculaire, la vieillesse, ou un excès de maigreur.

Le saRRET est l’espace compris entre le grasset

et la rotule du genou; il varie peu en longueur, mais beaucoup en volume. Comme les parties supérieures, il ne saurait être trop volumineux et fourni de muscles qui doivent descendre tout à coup vers le genou. Lorsque les jarrets sont courts, le manque de longueur dans les muscles

Matos.

AO est indiqué par un angle disgracieux à la partie postérieure du fémur; les fesses sont alors arrondies, el arrêtées tout court sans passer insensiblement dans les jarrets. Ce défaut est principalement sensible en regardant le cheval de côté: celui qui en est atteint à des allures lentes el chancelantes, et ses extrémités ont une apparence osseuse et maigre que les connaisseurs désignent sous le nom de mal culotte.

La pointe du jarret, qui correspond à notre talon, doit être large latéralement et tout à fait distincte du corps de la joïnture du jarret, C’est un levier auquel sont allachés les muscles de la partie postérieure du fémur et la largeur de cette pointe indique la longueur de ce levier. La distance entre le lendon d’Achille et le tibia est un autre indice de cette longueur et de la position de ce levier. Chez la plupart des chevaux de trait, 1l est relativement court et plus droit que dans les chevaux de vitesse. Les chevaux de course ne pourront l'avoir trop long ; mais lorsque celte longueur est très-considérable, le jarret est

naturellement fort incliné, ce qui leur donne une

ou

apparence de faiblesse qui semble devoir rendre l'animal moins capable de supporter une surcharge. Ordinairement cela est combiné avec l’'exiguité de l'os placé immédiatement au-dessous de la jointure du Jjarret, et ces pointes de jarrets sont coudées et plus exposées que d’autres plus tourtes aux affections dites courbes. D’un autre côté, si la pointe du jarret est étroite et droite, elle est plus exposée à être retroussée, et quoique les chevaux qui l'ont ainsi puissent porter plus de poids, ils ne peuvent exéculer un galop prolongé. La forme de cette partie du jarret doit différer selon l’usage auquel on destine le cheval; et l'acheteur, par de fréquentes comparaisons, apprendra bientôt à distinguer et à faire un choix. La largeur transversale varie considérablement, mais cependant pas autant que la largeur latérale. Pour tous les usages auxquels on destine le cheval, la pointe du jarret doit être large de tous côtés. Toutes les jointures d’un cheval doivent être bien développées, et les angles des os doivent être appréciables au travers de la peau.

Lorsque les pointes des jarrets sont trop rap-

prochées l’une de l’autre, on dit que le cheval a des jarrets de vache, ce qui lui donne une apparence disgracieuse ; il n’est pas certain que cetle conformation soit nuisible, ni à la rapidité n1 à la force, mais elle rend le cheval sujet aux éparvins.

Les canons, les bouleis et les paturons des membres postérieurs, sont sujets aux mêmes dé

fauts que ceux des membres antérieurs.

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