‹ Conseils aux acheteurs de chevauxChapitre 20 sur 62 · AGE · texte numérisé non relu

AGE

C'est à l’âge de cinq ans que le cheval alteint sa plus grande valeur eu égard à son âge. Avant celte époque, il n’est pas capable d'efforts extraordinaires, et il ne peut supporter de rudes travaux sans fatigue et sans dangers; après cel âge, il conserve encore pendant plusieurs années toute sa vigueur et sa rapidité; mais cependant, dès qu’il a passé l’âge de cinq ans, on peut dire que sa valeur commence à décroître insensiblement. Beaucoup d'amateurs tiennent trop à ne posséder que de jeunes chevaux; ils altachent trop d'importance à leur âge et trop peu aux autres conditions dans lesquelles se trouve l’animal. Ils ne considèrent pas qu'un cheval de cinq ans peut être aussr usé par le tra-

vail qu’un autre de huit ans, et que le plus vieux

EUR, |: perl des deux sera peut-être celui qui pourra rendre le plus de services. Fort peu de chevaux vivent jusqu’à ce que l’âge les rende tout à fait faibles et inutiles : les chevaux de chasse, de louage, de selle de toute espèce, et ceux employés pour le

service des malles, sont usés longtemps avant la

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vieillesse. Les pieds et les membres font défaut

avani que leur constitution générale ait subi aucune atteinte sensible; mais les chevaux employés à l’agriculture conservent ordinairement la solidité des pieds et des jambes jusqu’à leur dernier jour ; ce qui n'empêche pas qu'un grand nombre de ceux-ci sont mis de côté avant que l’âge ait pu le moins du monde leur faire perdre toute leur vigueur. La période à laquelle le che- ‘ val commence à décliner n’est pas très-bien connue; les circonstances dans lesquelles 1l a été placé dans sa jeunesse, ont évidemment la plus grande influence sur la durée de sa carrière et la persistance de sa vigueur; mais personne ne pourrali se prononcer avec assurance sur l’espace de temps durant lequel un cheval pourra se

maintenir actif et vigoureux, parce que les in-

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