TARES
On entend par tare toute modification défectueuse dans une parlie quelconque du cheval dans sa condition primitive, par laquelle l'apparence de animal est plus ou moins viciée, sans cependant influer sur ses capacités au travail. Lestares de la peau consistent principalement dans l’absence des poils, et sont la plupart du temps produites par des brülures, des vésicatoires, l’application du feu ou dés blessures. Les excroissances, appelées verrues ou poreaux, quelquefoisen grandnombre, d'autres fois isolées, sont de simples tares ; elles blessent la vue, mais rarement elles rendent l’animal moins propre au travail; si elles exercent quelque influence sur ses capacités au travail, on peut dire que le cheval n’est pas dans une bonne condition de santé. Quoi qu’il en soit, l'acheteur
pe doit pas accepter un cheval qui a des verrues, comme une bête qui remplit toutes les conditions désirables ; quoique beaucoup de marchands affirment que c’est le signe d’une bonne et solide constitution, assertion au moins très-contestable, souvent il arrive que le volume de ses verrues s’accroit, que leur nombre s’augmente, et qu’elles ne restent pas siationnaires, mais quelles changent de place. D'ailleurs il est nécessaire de les faire disparaître, et à chaque opération il faut que le cheval reste pendant quelques jours sans travailler ce qui occasionne une dépense et une perte de temps.
La tare qui se rencontre le plus souvent est ceile du genou, elle est occasionnée par des chutes; dans ce cas on dit que le cheval est couronné. Cette tare exerce une grande influence sur le prix des meilleurs chevaux de selle et sur les poneys, bien que le cheval soit aussi propre au travail que précédemment; mais l'opinion générale est contraire, et cette tare est un sérieux obstacle à un prix élevé. Un cheval de bonne è taille peut encore être vendu à un prix assez
élev Mbour le service des diligences et des voi-
us louage, mais celui qui n’est propre à la selle et les poneys perdent considérablement de leur valeur; celui qui est disposé à | payer un prix élevé pour un cheval de selle, ne le fera certainement pas pour un cheval cou- | ronné.
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