‹ Conseils aux acheteurs de chevauxChapitre 29 sur 62 · EDUCATION · texte numérisé non relu

EDUCATION

Par le mot éducation nous entendons, chez le cheval, le degré de dressage au travail qui lui a été donné. Le but de l'éducation n’est pas seulement d'exercer une influence sur les qualités et les vices dont nous avons déjà parlé, mais encore de rendre le travail facile au cheval et d'obtenir

de lui une chéissance prompte et absolue. Il y a

. parmi les chevaux autant de degrés de perfection

et de capacilé que parmi les hommes. Les uns accomplissent leur travail avec une nonchalance et une maladresse qui exigent une surveillance continuelle, tandis que d’autres se plient aisément à toutes les circonstances, comprennent parfaitement leur maître, 41s semblent pouvoir

- faire la distinction entre le bien et le mal dès

… qu'une fois il a pu juger de la différence ; parmi

… a. ne

= Né

les chevaux de irait, celte différence se laisse apercevoir seulement en les observant quand ils passent sur une route mal entretenue et qu’ils sont lourdement chargés. Le cheval intelligent et bien dressé choisit la place où il veut meitlre les pieds, évite les plus mauvaises parties de la route, se met sur le côté pour laisser passer d’autres aitelages et semble peu s’'émouvoir des secousses et des cahots qui menaceraient à chaque instant le cheval maladroit ou mal dressé d’être jeté à terre; ce dernier ne peut avancer dans des routes rabotteuses sans être constamment dirigé,

parce qu'il n’a pas appris à choisir lui-même Ja

route la meilleure, ou à comprendre les ordres

du conducteur (1). Chez le cheval de selle, l'é-

ducation, en modifiant l’action, le rend plus

propre au travail, et lui enseigne à obéir au mors, :

à l’éperon et à la cravache. Les connaisseurs de

chevaux savent apprécier la valeur de ce qu'un s

cavalier nomme une bonne bouche, quiest celle”

4) En Écosse, les chevaux de trait sont principalement,

guidés par la voix des charretiers ; en Angleterre, c'est surtout par le fouet que les ordres leur sont donnés.

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qui n'est pas lrop sensible, mais suffisamment dure Pour Supporter une secousse de la bride, et en même temps pour produire une obéissahce 1 | complète et instantanée. Celte soumission dépend aussi en grande partie des dispositions naturelles 4 du cheval pour complaire à son cavalier. Avant - que la bouche soit formée, ou que le cheval ait été habitué à la bride, il est inévitablement mala- 4 droit ; son encolure est raide, et au lieu de tourner 1 SOn Corps à droite ou à gauche, selon que la 1 rêne est tirée, il ne fait que tourner la tête, parce qu'il n’a pas encore appris à distinguer ce que le » cavalier lui demande; c’est là un signe certain É qu’il n’a pas encore été assez dressé, et qu’il peut, ; selon toute probabilité, progresser encore beau- | Coup dans son éducation. Quant à l'éducation du - cheval de chasse, il faut faire remarquer, que » c'est seulement sur le terrain que l’on peut juger “de ses progrès et s’il à appris à sauter convenablement.

dire s'il tournera bien ou mal; les dépenses de ce dressage pendant plusieurs semaines, doivent nécessairement être ajoutées au prix primitif, qui, comparativement, sera toujours inférieur à celui de son éducation. Néanmoins aucun animal n’est aussi facile à dresser, que le cheval : en général il est très-obéissant, dès qu’une fois 1l a compris ce qu'on lui veut ; et après les premières

leçons, pendant lesquelles il exige un peu de

patience et d’indulgence, il aura bientôt acquis par la pratique toute l'expérience et l'intelligence

dont il est susceptible.

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