‹ Conseils aux acheteurs de chevauxChapitre 4 sur 62 · AR | LE · texte numérisé non relu

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Il arrive souvent aussi que l’on donne à un cheval une srande valeur, parce que, peu de temps auparavant, il a été vendu un prix considérable; mais ceci prouve tout simplement, si cela prouve quelque chose, qu'il a plu à son acquéreur pour des particularités qui peuvent être sans aucune valeur pour tout autre. |

Les qualités et les vices des chevaux sont innombrables. Dans le même animal, ils se combinent parfois dans de telles proportions, qu’il devient extrémement difficile de déterminer ce qui domine, du mal ou du bien, ou quelle peut être l'influence de l’un ou de l’autre sur la valeur. Ces qualités et ces défauts sont combinés d’une manière si variée en nombre et en degrés, qu'il est impossible de signaler toutes les nuances qu'ils peuvent produire sur le caractère.

Nous analyserons les éléments compo-

AIR UT es sants; mais il nous est impossible de calculer dans quelles proportions ils sont combinés. Fn examinant, ne füt-ce qu’un seul cheval, après s'être assuré de toutes ses bonnes et mauvaises qualités, il nous serait impossible de déterminer, avec une précision mathématique, à quel degré 4 possède les unes ou les autres.

Son allure peut se mesurer, il est vrai, par le temps et la distance, et quelques notions peuvent être acquises sur sa vigueur par le poids quil porte ou quil traine; mais, Jusqu'ici, On n a pas trouvé le moyen de déterminer d’une manière précise ni son ardeur, ni sa docilité, ni ses dispositions au travail, etc., et sa valeur réelle est si vaguement estimée, qu'il serait très-diflicile de trouver deux hommes, sur un grand nombre, qui fixeraient le même prix.

Comment peut-on se rendre compte des

LPS facultés d'un cheval? Le plus sûr moyen pour déterminer sa puissance physique est d'en faire l'essai; mais, dans la plupart des cas, cet essai rencontre d'innombrables obstacles. Le marchand, dans ses transaclions ordinaires, n'a ni le temps, ni l’occasion d'adopter les épreuves pour lui-même, et il ne serait pas surprenant qu'il refusât, ou qu'il mit peu de bon vouloir à accorder cette faveur aux autres. Il existe cependant des signes qui indiquent avec plus ou moins d’exactitude les facultés d’un cheval, et, dans le cas où une épreuve est impraticable, ils doivent être attentivement observés.

Quelques personnes, imbues d'anciennes idées, prétendent reconnaître un bon cheval par certaines marques à sa face ou à sa queue, par la couleur de sa peau, par des

irrégularités dans la disposition des poils,

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