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qu'ils appellent des épis composés de poils rebroussés et formant une espèce de spirale. D'autres prétendent qu'un cheval à queue de rat est toujours un bon cheval, et ainsi de suite. D’autres, il est vrai, font mieux, et ne sont pas satisfaits, tant qu'ils n’ont pas recueilli de meilleurs indices.
Bien peu, spécialement en ce qui concerne la santé, peuvent ou veulent se prévaloir de tous les symptômes que l’on attribue à chaque cheval. Il peut être vrai que des signes vulgaires, sur lesquels certaines personnes s'appuient, ne se rencontrent jamais que sur des sujets qui réunissent d'excellentes qualités ; mais, quoiqu'il ne soit point nuisible de les connaître, il est prudent, néanmoins, de ne pas s’y fier. De nos jours, ces signes vagues sont devenus de peu d'importance, et ne sont plus mis en avant que
par les ignorants ou les routiniers. La plu-
EU À part de ceux qui ont l'habitude d'acheter beaucoup de chevaux, ou qui s'en sont continuellement occupés, augurent de leurs qualités principalement par leurs formes, leurs allures et leurs positions. Il est incontestable que l’on peut, par l'inspection de leurs formes extérieures, acquérir quelques notions sur leur vitesse et leur force, et que leur activité, leur disposition au travail devant être appréciées par l’action dans les allures, un examen systématique et scrupuleux des différentes parties du cheval peut donner une idée assez exacte de son état de santé. Dans un marché ou dans le promenoir devant l'écurie, il sera plus facile de découvrir ce qui peut manquer à la santé du cheval, que de se rendre compte de son agilité ou de sa force.
Il existe néanmoins quelques signes indi-
catifs de circonstances qui exercent une
influence sur la valeur ou l'utilité d’un cheval : ce sont ceux qui ont rapport au tempérament, à la bonne ou mauvaise condition, au courage, à l’âge, ete., quoiqu'il faille convenir, cependant, qu'après l'examen le plus minutieux, il faut encore laisser une part à la présomption, car une connaissance parfaite du cheval ne peut réellement être acquise que par un essai effectif.
Les symptômes peuvent dire beaucoup, mais 1l est rare qu'ils disent tout. Ils sont de nature telle que, dans les transactions ordinaires, l'acheteur peut, avec assurance, se reposer sur eux; mais, quelque satisfaisant que soit le résultat de l'examen, il fera fort bien, s'il est possible, de prendre le cheval à l'essai, pour quelques jours, et, après l'épreuve, la meilleure garantie qu'il
puisse opposer à une perte, est de retarder
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le payement de quelques jours aussi, car il est toujours plus facile de faire reprendre un cheval qui n’est pas encore payé, que celui dont le prix total a été remis au vendeur.
Les plaintes sont nombreuses sur la difficuité qui existe de découvrir les qualités d'un cheval avant de l'avoir acheté. Bien souvent on compare l'achat d’un cheval à un billet que l’on prend dans une loterie, et l'opinion générale est que les chances d'obtenir un bon ou un mauvais numéro sont à peu près égales, Il est certain que celui qui achète un cheval ne peut pas, instantanément, reconnaitre les qualités réelles d’un animal aussi facilement, d'une manière aussi certaine et en aussi peu de temps, que lorsqu'il s’agit de toute autre marchandise; mais cela doit être moins at-
tribué à la nature de ce qui fait l’objet de
la transaction, qu’à l'ignorance de l’acheteur. Les articles de manufacture, les montres, les draps, la taillanderie, varient sans doute beaucoup en qualité, et tout le monde n'est pas en état d'apprécier leur valeur exacte; mais, cependant, nous entendons rarement des plaintes, quant à la difficulté de vérifier ces articles et tant d’autres, parce que tous ont certaines qualités faciles à reconnaitre, dont la plupart des acheteurs parviennent vite à être instruits. Mais les dispositions bonnes ou mauvaises du cheval ne sont indiquées que par quelques signes certains qui sont plus difficiles à reconnaitre, et par conséquent plus généralement ignorés. Il faut dire que le cheval est presque aussi susceptible d'examen que toute autre marchandise; mais l'acheteur doit, pour ceci comme pour toute autre
chose, apprendre à apprécier sa valeur, en
és +0 vérifiant ce qu'on lui présente. Dans la plupart des cas, l’incertitude sur le résultat de la transaction dépend du manque de connaissance de l'acheteur, et aussi de l’impossibilité d'appliquer celles qu'il possède.
Lorsqu'on veut faire lacquisition d'un cheval, l'acheteur doit, avant tout, examiner la conformation, ou, comme on le dit communément, le modèle; puis ses allures, son dressage, sa docilité, son àge et son état de santé, ainsi que quelques autres signes de moindre importance. S'il est possible, le cheval sera d’abord examiné à lécurie, et ensuite conduit en plein air dans une chaussée ou une allée pavée, où il puisse être trotté sans être dérangé par le passage des voitures.
On verra plus loin qu'un examen à
l'écurie est de la plus haute importance.
Ep On parviendra souvent à y découvrir bien des défauts qui ne ‘seraient plus apparents, une fois qu'il serait sur un champ de foire, ou dans un manége, ou en plein
air dans une cour.