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ÉPAULES

Les épaules sont rarement sujettes à des maladies autres que celles qui produisent une boiterie; on y trouve souvent, il est vrai, des humeurs calleuses produites par le collier, mais très-rarement, pour ne pas dire jamais, elles ne sont cause que le Cheval boite. Si le cheval est acheté pour l’attelage, et que ces tumeurs soient placées de manière à le rendre impropre à porter le collier, dans ce cas elles constituent un étal malsain; chez. le cheval destiné pour la selle, elles ne sont que des lares. Quelquefois les parlies intérieures de l'épaule sont atlaquées, el alors le cheval boite; celte infirmité est si sujelte à reparaître, même alors qu’elle a été guérie par l'application de vésicatoires et d’autres remèdes,

que la plupart du temps, le cheval est vendu | 12

. aussitôt qu'il est remis de sa boïlerie, car le propriétaire préfère s’en défaire que de courir la chance d’une rechute en remettant le cheval au travail.

Lorsque le cheval est atieint d’une boïterie de l’épaule immédiatement après avoir été acheté, il est généralement difficile et souvent impossible de reconnaître si la cause du mal remonte à une époque antérieure à la vente; si la peau porte des marques de sétons ou de vésicatoires, il est très-probable que le cheval avait déjà boïté, ou du moins qu’il avait déjà été traité pour une maladie de l’épaule. Il arrive rarement qu’une maladie dont le siége est profond produise quelque altération dans lapparence extérieure; néanmoins, dans quelques cas où un ou plusieurs muscles se rétrécissent et sont mis hors de services, celte défectuosité devient apparente et suffit pour prouver que le cheval n’était plus sain depuis un temps assez considérable. |

Marques de setons et de vesicatoires. Un séton, une plaie de sonde, ou un cautère, laissent à peu

près les mêmes marques ; mais ces marques sont

quelquefois si petites, qu’il faut écarter le poil pour les apercevoir ; quelquefois aussi le sélon laisse une petile tumeur tubereuleuse que lon peut facilement apercevoir et que l’on peut parfois reconnaître au toucher en passant la main sur l’épaule.

Les vésicatoires, lorsqu'ils sont convenablement appliqués, ne laissent pas de traces permanentes; mais, dans la plupart des cas, un œil expérimenté peut encore longtemps après reconnaître la place ou le vésicatoire a été appliqué : le poil est plus hérissé et plus court, et il lui manque le brillant qui se woit sur le reste de la peau; quelquefois même, il n’est pas exactement de la même couleur que les autres parties du corps, la nuance est plus claire ou plus foncée. Les signes sont plus facilement perceptibles lorsque lon a opéré plusieurs fois de suite, ou que l’opé- ration esl récente, et surlout si c’est sur les jambes que les vésicatoires ont été appliqués : sur le corps el sur les épaules, quoique les traces soient à peu près les mêmes, il faut cependant de meilleurs yeux pour les découvrir. IL n’est pas rare

que les traces ou marques de l’application de

vésicatoires disparaissent entièrement après la saison de la mue; mais quelquefois aussi le poil sur ces places ne tombe pas, tandis que tous les autres changent, ce qui fait reconnaître une différence marquanie dans la couleur du poil; si, au contraire, le vésicatoire a été mal appliqué, dans ce cas il laisse souvent de larges cicatrices dépourvues de poil, et celui qui est resté est mince, hérissé et posé irrégulièrement.

Les marques du feu aux jambes sont bien connues. Ce sont des cicatrices longitudinales, calleuses, à bords relevés, dépourvues de poil ; mais quelquefois elles disparaissent aussi comme

les autres au bout d’un certain temps.

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