VEINES DE L'ENCOLURE
Les veines de l’encolure doivent être examinées : il arrive quelquefois que.la veine jugu- Jaire est en partie oblitérée , par suite d'une inflammation résultant de saignées. Une telle . défectuosité peut être aisément découverte, en plaçant le doigt sur la partie inférieure de l'encolure, et en pressant la veine suffisamment pour empêcher le passage du sang; si la veine éiait . entière, on la verrait se gonfler depuis l'endroit | où elle serait pressée, jusqu'à la tête, el si elle n’est plus entière, elle ne se gonfle que jusqu'à peu près à moitié de l’encolure. La perte d’une | veine constitue un état malsain. Cependant, ce n’est pas l'opinion générale de tous les prati- ciens. Il est certain que, si elle est perdue depuis longtemps, d’autres veines ont eu le temps
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d'augmenter assez en volume pour qu’elles puissent faire le service de celle qui n’existe plus; mais, pendant un mois ou deux après que la veine a été oblitérée, les yeux sont sujets à éprouver des inflammations; la tête gonfle, principalement si le cheval est mis au vert, ou s’il est obligé de manger par terre; dans cet élat, il est exposé au vertige et à l'apoplexie, résultats ordinaires de l'accumulation du sang dans la tête. Mais, lorsque les autres veines se sont élargies suffisamment, ces accidents ne sont plus à craindre.
Cependant, si, avant celle époque, par quel qu’accident fortuit, l’autre veine Jugulaire venait à s’enflammer, la vie du cheval serait en danger. Mais il y a des maladies plus dangereuses que la perte d’une veine et si le cheval ne doit pas être mis au vert, l'acheteur pourra très-bien en courir les chances, moyennant toutefois une diminution
sur le prix.