GENOU
Le genou doit être examiné avec le plus grand soin par l'acheteur qui a quelque connaissance du cheval. Si le poil est usé, ou si la peau qui couvre la rotule est dépourvue de poil, c’est un signe que le cheval est tombé à une époque plus ou moins reculée et qu'il a endommagé le genou. On croit généralement, quoiqu’à tort, que le cheval qui est tombé une première fois est | sujet à tomber encore; Ce qui a pu faire naîlre - cette erreur et la propager, c’est la remarque que lon a faite que quelques chevaux tombent fréquemment : mais cette disposition à faire des | faux pas et à s’abattre, tient à une conformation . défectueuse ou à une faiblesse qui ne peut au- cunement être attribuée à l'influence d’une chute
: précédente. Le cheval peut être trop droit sur
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ses jambes de devant, ou il peut avoir les genoux arqués, ou les paturons trop droits ; il peut avoir le garrottrop bas ou l’épaule trop verticale ; lun ou l’autre de ces défauts ou certaines maladies des pieds de devant le rendent très-sujet à broncher ; aucune de ces défectuosités, excepté la dernière, ne peut ranger le cheval dans la catégorie des chevaux malsains. Toute trace quelconque de blessure au genou fait donner au cheval le nom de couronné.
La raideur des jointures du genou se produit ordinairement à la suite d’une chute grave, ou de chutes répétées. Tant que le genou peut se plier de manière que le sabot puisse toucher la pointe du coude sans causer de la souffrance à l'animal, on peut en conclure qu'il n’y a pas de raideur ; si on ne peut le plier autant sans effort, on peut dire qu’il y a raideur dans la jointure du genou, et le cheval est malsain, puisqu'il est incapable desfaire un travail prompt, et qu'il est sujet de tomber à chaque instant, s’il doit marcher sur un terrain raboteux ou trop mou. Celle inca-
pacilé augmente en proportion du degré de rai-
ER | rs deur dont le genou est affecté; mais la moindre raideur suffit pour faire déclarer le cheval malsain. Quelques-uns de ces chevaux atleints de raideur du genou peuvent travailler pendant des
mois et des années sans être incapables de faire leur besogne; mais rarement ce mal reste slationnaire, et la probabilité qu’il augmentera est plus grande, que celle qu'il diminuera. Une raideur de genou ne peut prendre tout son développement en quelques jours, la maladie progresse lentement, et finit par rendre le cheval boiteux et incapable de services.
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